Vendredi 24
- En plus de notre forêt de lentilles, une pousse commence à poindre dans la vasque que nous avons plantée avec Mayumi. Certainement la patate douce. Quand elle aura pris un peu plus d'ampleur, on aménagera vraiment le jardin de fée.
- J'ai préparé le bac à piles usagées pour les porter au tri, Mayuli a passé un moment à admirer leurs belles couleurs.
- Mayumi fait des installations en ce moment, façon moi quand j'étais petite. C'est à dire qu'elle agence une accumulation d'objets d'une façon qui a l'air pensée et elle appelle pour montrer avec fierté : tous les accessoires sur le comptoir de la cuisine Barbie, tous les cadeaux qu'a reçu Poupée pour son anniversaire, tous les animaux cachés dans la forêt (le boulier en fait) ...
- avons lu Franklin veut grandir et Le petit cheval et le vieux chameau, l'édition originale de 1973 !
- En voiture, Mayumi est silencieuse, puis soudain verbalise sa pensée : "je suis jamais montée sur le dos d'un sanglier". Moi non plus.
- Plus loin, au cours d'une énième tentetive d'explication de la différence entre bois et forêt, elle medemande de compter les arbres, mais là dessous en fait, ce qu'elle veut, c'est juste que je compte, tout haut. Je sens déjà la salive qui va me manquer ... Je me promets de compter jusqu'à ce qu'elle m'interrompe. C'est parti ... 1 2 3 4 .....95 96 97 ... 177 178 179 (Isao s'endort) ... et elle se tait ! 226 227 228 ... Elle a tenu jusqu'à 353 ! Et elle voulait que je continue encore après.
Quand nous devons faire des choses un peu ennuyeuses comme aller chez igol, faire les courses ... je dis souvent à Mayumi que si elle allait à l'école, elle ne s'ennuierait pas avec moi. Aujourd'hui, en sortant de l'usine Igol, Mayumi tenait à ce que j'attende que la grille soit complètement ouverte avant d'engager la voiture, je lui réponds que j'ai envie de me dépêcher, parce que j'en ai marre. Elle me répond du tac au tac : "t'as qu'à aller l'école". Mdr
On a été à l'artothèque ensuite. Un convoi épique : moi avec mon orthèse au poignet, le bébé porté devant, un carton à tableau dans chaque main, plus le sac à main, et Mayumi qui trottine devant ...
Nous avons choisi "femme à l'arc en ciel" de Corneille et une oeuvre de Fauguet avec un loup (celle-là pour le magasin).
Ensuite, je les ai emmenés se défouler en section jeunesse. Isao a pris grand plaisir à dézinguer une pile de revue, 4 fois ... C'est lui qui a remarqué les petites créations faites par les enfants lors d'un atelier, suspendues au dessus des bacs, il poussait des cris admiratifs et essayait de les attraper. Je lui ai encore montré des livres toucher, même s'il connaît bien maintenant, il allait de lui même vers les textures sans que je place sa main. A chaque page de découverte, je commentais en disant "aaan ! un coq ! aaan ! un mouton !". Après, il choisissait tout seul des livres dans les bacs, tournait les pages et je l'entendais dire sur le même ton "aaan !" à chaque page.
Mayumi faisait des pirouettes sur les tapis, elle avait comme à son habitude enlevé ses chaussures. On a lu Emile, ce qui lui a donné l'idée d'associer son scaphandrier et sa pieuvre pour le prochain bain. A la fin, c'est écrit que le poulpe Emile reçoit plein de cadeaux. Peut-être un échiquier puisqu'on l'y voit jouer avec le scaphandrier sur la page suivante. Mais qu'st-ce qu'on peut faire comme cadeau à un poulpe ? Voilà une bonne question ! J'ai suggéré des bracelets, Mayumi a opté pour une trompette.
- Le soir, Mayumi a aidé le Prince faire le barbecue, elle avait sorti sa petite cuisine et sa dînette pour être plus efficace, et avec sa brouette, elle allait chercher des ingrédients cailloux et feuilles.
- Isao a été laissé quelques petites minutes sans couche (il fallait monter les chercher et on était tous occupés) et sans notre attention (puisqu'on était tous occupés). C'est ce tout petit créneau qu'il a choisi pour déféquer, preuve qu'il n'aime pas faire sur lui. Il a donc fait caca ... sur l'atlas ! Le Prince a commenté avec son humour habituel : "pire que Le Pen ! Il chie sur l'Europe !"
Mayumi a des soucis d'attention. C'est une petite fille très atttentive, qui peut écouter plein d'histoires à la suite, se concentrer si on lui en donne les moyens, mais qui souvent n'écoute pas ce qu'on lui dit, moins de lui demander d'écouter. Tout comme son papa. Au coucher, j'ai discuté un peu de tout ça avec elle. De l'importance d'écouter son papa et sa maman. Cependant, je ne me voyais pas clamer juste le discours "fais ce qu'on te dit" (et pourtant on lui dit bien des fois ...) sans nuancer. Je pense que les racines de bien de comportements à l'âge adulte se forgent dans l'enfance. Alors oui elle est petite. Mais à quel âge, arbitrairement, pam ! ça y est ! à quel âge devra-t-on lui dire que non, il ne faut pas toujours faire ce qu'on lui dit ? Que les gens ne voudront pas toujours son bien, ou ne sauront pas ce qui est bien pour elle ? Je ne pense pas seulement aux sévices ou agressions, mais plus largement à la politique, dont un sentiment, même petit, naîtra en elle un jour ... Alors voilà, mon discours d'hier soir, c'était un peu ça : dans ta vie, tu ne feras pas toujours ce qu'on te dit, mais pour l'instant, tu es petite, tu dois faire un effort pour écouter papa et maman. Elle n'a certainement pas tout compris, mais la racine est là.
samedi 25
Vers l'aube, Mayumi s'est réveillée en pleurant : "maman, ma roue de vélo elle est tout déchiré !". Je sais pas de quoi elle parle, j'ai répondu que Papa l'avait prise pour la regonfler. on s'est rendormies toutes les deux, elle ne s'en souvenait plus au lever.
Le matin, elle jouait tranquillement aux Barbie en haut, et d'un coup se met à pleurer fort, l'air d'avoir peur, incontrôlable. La Barbie nommée Martine (authantique poupée mannequin des années 60 !) avait perdu sa tête. Mayumi n'était pas seulement triste, elle avait vraiment l'air d'avoir peur. Du coup, elle repoussait aussi toutes les autres. J'ai remis la tête, et essayé de lui redonner confiance, ça a eu l'air de marcher.
Elle a entendu un mot à la télé (une course de moto), et n'arrêtait pas de le répéter à toutes les sauces : catastrophé.
Elle a amené la petite table près du canapé et s'en servait comme d'un plongeoir. Isao observait tout ça avec beaucoup d'attention.
L'après-midi, le Prince les a emmenés passer un moment à l'étang. Isao a dormi une partie du temps, Mayumi escaladait son papa, lui jetait des "pouloucoq", regardait les pêcheurs (jamais au bon endroit paraît-il), jouait avec rien, ... Isao s'est réveillé ensuite pour goûter, notamment de l'herbe. Ce que Mayumi a retenu, ce sont les klaxons d'un mariage qu'ils ont entendu ! Ah oui, et ils ont aussi vu une ferrari. Pendant ce temps, j'ai fait un peu de ménage et un peu de cuisine pour demain, et profité du silence ...
Quand ils sont rentrés, le sol était encore mouillé, pas possible de rentrer. Du coup, comme les pieds de Mayumi ont pris plusieurs tailles, et qu'elle avait ses grosses baskets, c'était le bon moment pour essayer les rollers, trop grands au dernier essai. Ce sont des rollers premier âge trouvés chez emmaüs. Ils vont ! On a été jusqu'au carrefour, elle était ravie ! Ce qu'elle préférait, c'était se laisser aller quand on lui tenait chacun une main, mais bon, c'est pas le but. Elle s'est bien débrouillée pour une première fois ! Tout droit, on peut même la lâcher. Les enfants ont encore joué un petit moment sur le parking, Isao aidait à mettre des herbes dans la brouette.
Mayumi s'est amusée à modifier son visage à l'aide de ses doigts, en se ragardant dans un miroir.
Isao a un rire ter-rible ! Saccadé ... indescriptible ! il a bien grandi, il ne tient plus debout sous le bureau de l'établi s'il n'est pas courbé.
Nouvel incident le soir : Mayumi a fait tomber une petite chaise pile sur les doigts de son frère ! Il a la base d'un ongle bleuie ... mais ça a l'air d'aller. Mais les extrémités, ça fait bien mal, et la fatigue aidant, Isao a beaucoup pleuré ... Une fois le calme revenu, et Isao couché, j'ai incité Mayumi à dessiner son petit frère avec son doigt tout bleu. Son dessin est admirable au niveu technique. Les bonhommes sont vraiment beaux. Avec un gros doigt pour le bébé. Elle a aussi dessiné une araignée en demandant le nombre de pattes. Un petit bonhomme (le bébé), en touré de 2 plus grands bonhommes (papa et maman) dont un franchement plus réussi. Et aussi du sang, même si Isao n'a pas saigné. Et un bouquet. Elle ne s'était pas représentée, je l'y ai incitée, lui montrant qu'il y avait de la place pour elle, papa et maman ont deux enfants !
Pour terminer la soirée, nous avons pique-niqué tous les 3 dans le canapé, on a fait un peu de canevas. En allnt se coucher, Mayumi a ramené un doudou pour son frère.
-------------------------------------------
Depuis quelques jours, pas mal de choses cogitent dans ma tête, des petits riens qui demandent à être écrits :
- ce porte bébé d'appoint (hippychick) qui m'aurait peut-être évité la tendinite. Mais je trouve ça cher quand même ...
- j'ai déjà écrit ici le pas à pas d'un massage du pied pour bébé. J'ai enfin trouvé la comptine idéale pour les orteils, dans l'album Les orteils n'ont pas de nom :
" Les doigts de la main ont tous un nom : pouce, index, majeur, annulaire, auriculaire
Les doigts des pieds, eux, n'en ont pas, ce qui les rend très malheureux.
Quels noms pourrait-on bien leur trouver ?
- Je sais ! dit le premier : a, b, c, d, e.
- trop alphabétique ! Il faudrait trouver une autre idée ...
- Je sais ! dit le 2e : 1, 2, 3, 4, 5.
- trop mathématique ! Il faudrait trouver une autre idée ...
- Je sais ! dit le 3e : do, ré, mi fa, sol.
- trop musical ! Il faudrait trouver une autre idée ...
- Je sais ! dit le 4e : rouge, vert, jaune, bleu, violet.
- trop coloré ! Il faudrait trouver une autre idée ...
- Je sais ! dit le dernier : pomme, orange, poire, banane, fraise.
- trop tarte ! Bon et bien tant pis ! Pas de noms pour aujourd'hui ! Une autre fois peut-être ...
Chacun des orteils dit un moceau de phrase : hop hop / pas si vite ! / comment ça pas de noms ? / et toutes nos idées alors ? / hein ?
A partir de maintenant, il faudra nous appeler : a, 2, mi, bleu, fraise !"
- d'autres idées trouvées ici ou là pour la fête des pères de l'année prochaine :
refaire la même interview pour voir l'évolution
un labyrinthe
des mouchoirs personnalisés
une boîte à photos
- Il y avait un reportage à propos d'un "homme sage-femme" (il me semble que l'on peut dire maïeuticien), il y en a peu ... Michel Odent, dont je respecte les travaux, reste un homme, et à ce titre est parfois décrié sur certains points, même parmi les adeptes de l'accouchement "naturel". J'ai même eu vent d'une mouvance "pas d'utérus, pas d'avis". Cependant, j'ai tendance à me sentir en accord avec son point de vue concernant les sage-femmes, ou du moins les femmes qui accompagnent les mamans qui accouchent : elles devraient toutes avoir accouvhé au moins une fois par voie basse sans médication. Pas de maïeuticien possible donc ... A moins qu'il n'exerce en suite de couches, ou en préparation ...
- Je n'ai jamais lu "un long dimanche de fiançailles", j'ai essayé, mais les premières pages n'ont pas réussi à m'accrocher. Par contre, il me semble que ça cause de liens entre des actions qui n'ont pas de rapport, du style "si j'arrive là avant telle heure, alors ça veut dire que Manek est vivant". Moi, j'ai plusieurs projets, de plus ou moins grande envergure, qui me tiennent à coeur, je n'ai pas envie d'en parler explicitement, par superstition probablement. Mais l'un est "peut-être éventuellement c'est posible" en passe de se réaliser. Alors je me dis "si celui-là se réalise, alors l'autre aussi". Et si ...
samedi 25 juin 2011
Texte inspirant : éduquer au XXIème siècle
Eduquer au XXIe siècle
Michel Serres, de l'Académie françaiseArticle du monde
LEMONDE.FR | 05.03.11
Ce nouvel écolier, cette jeune étudiante n'a jamais vu veau, vache, cochon ni couvée. En 1900, la majorité des humains, sur la planète, travaillaient au labour et à la pâture ; en 2011, la France, comme les pays analogues, ne compte plus qu'un pour cent de paysans. Sans doute faut-il voir là une des plus fortes ruptures de l'histoire, depuis le néolithique. Jadis référée aux pratiques géorgiques, la culture, soudain, changea. Celle ou celui que je vous présente ne vit plus en compagnie des vivants, n'habite plus la même Terre, n'a plus le même rapport au monde. Elle ou il n'admire qu'une nature arcadienne, celle du loisir ou du tourisme.
Bilan temporaire. Quelle littérature, quelle histoire comprendront-ils, heureux, sans avoir vécu la rusticité, les bêtes domestiques, la moisson d'été, dix conflits, cimetières, blessés, affamés, patrie, drapeau sanglant, monuments aux morts, sans avoir expérimenté dans la souffrance, l'urgence vitale d'une morale ?
VOILÀ POUR LE CORPS ; VOICI POUR LA CONNAISSANCE
Nous, adultes, avons doublé notre société du spectacle d'une société pédagogique dont la concurrence écrasante, vaniteusement inculte, éclipse l'école et l'université. Pour le temps d'écoute et de vision, la séduction et l'importance, les médias se sont saisis depuis longtemps de la fonction d'enseignement.
Critiqués, méprisés, vilipendés, puisque pauvres et discrets, même s'ils détiennent le record mondial des prix Nobel récents et des médailles Fields par rapport au nombre de la population, nos enseignants sont devenus les moins entendus de ces instituteurs dominants, riches et bruyants.
Ces enfants habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives montrent que l'usage de la toile, lecture ou écriture au pouce des messages, consultation de Wikipedia ou de Facebook, n'excitent pas les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l'usage du livre, de l'ardoise ou du cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois.
Ils ne connaissent ni n'intègrent ni ne synthétisent comme nous, leurs ascendants. Ils n'ont plus la même tête.
Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années soixante-dix. Il ou elle n'a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature, n'habite plus le même espace. Né sous péridurale et de naissance programmée, ne redoute plus, sous soins palliatifs, la même mort. N'ayant plus la même tête que celle de ses parents, il ou elle connaît autrement.
L'INDIVIDU
Mieux encore, les voilà devenus tous deux des individus. Inventé par saint Paul, au début de notre ère, l'individu vient de naître ces jours-ci. De jadis jusqu'à naguère, nous vivions d'appartenances : français, catholiques, juifs, protestants, athées, gascons ou picards, femmes ou mâles, indigents ou fortunés… nous appartenions à des régions, des religions, des cultures, rurales ou urbaines, des équipes, des communes, un sexe, un patois, la Patrie. Par voyages, images, Toile et guerres abominables, ces collectifs ont à peu près tous explosé.
Ceux qui restent s'effilochent. L'individu ne sait plus vivre en couple, il divorce ; ne sait plus se tenir en classe, il bouge et bavarde ; ne prie plus en paroisse ; l'été dernier, nos footballeurs n'ont pas su faire équipe ; nos politiques savent-ils encore construire un parti plausible ou un gouvernement stable ? On dit partout mortes les idéologies ; ce sont les appartenances qu'elles recrutaient qui s'évanouissent.
Cet nouveau-né individu, voilà plutôt une bonne nouvelle. A balancer les inconvénients de ce que l'on appelle égoïsme par rapport aux crimes commis par et pour la libido d'appartenance – des centaines de millions de morts –, j'aime d'amour ces jeunes gens.
Cela dit, reste à inventer de nouveaux liens. En témoigne le recrutement de Facebook, quasi équipotent à la population du monde. Comme un atome sans valence, Petite Poucette est toute nue. Nous, adultes, n'avons inventé aucun lien social nouveau. L'entreprise généralisée du soupçon et de la critique contribua plutôt à les détruire.
Rarissimes dans l'histoire, ces transformations, que j'appelle hominescentes, créent, au milieu de notre temps et de nos groupes, une crevasse si large et si évidente que peu de regards l'ont mesurée à sa taille, comparable à celles visibles au néolithique, à l'aurore de la science grecque, au début de l'ère chrétienne, à la fin du Moyen Age et à la Renaissance.
Sur la lèvre aval de cette faille, voici des jeunes gens auxquels nous prétendons dispenser de l'enseignement, au sein de cadres datant d'un âge qu'ils ne reconnaissent plus : bâtiments, cours de récréation, salles de classes, amphithéâtres, campus, bibliothèques, laboratoires, savoirs même… cadres datant, dis-je, d'un âge et adaptés à une ère où les hommes et le monde étaient ce qu'ils ne sont plus.
Trois questions, par exemple : que transmettre ? A qui le transmettre ? Comment le transmettre ?
QUE TRANSMETTRE ? LE SAVOIR !
Jadis et naguère, le savoir avait pour support le corps du savant, aède ou griot. Une bibliothèque vivante… voilà le corps enseignant du pédagogue. Peu à peu, le savoir s'objectiva : d'abord dans des rouleaux, sur des velins ou parchemins, support d'écriture ; puis, dès la Renaissance, dans les livres de papier, supports d'imprimerie ; enfin, aujourd'hui, sur la toile, support de messages et d'information. L'évolution historique du couple support-message est une bonne variable de la fonction d'enseignement. Du coup, la pédagogie changea au moins trois fois : avec l'écriture, les Grecs inventèrent la Paideia ; à la suite de l'imprimerie, les traités de pédagogie pullulèrent. Aujourd'hui ?
Je répète. Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout sur la Toile, disponible, objectivé. Le transmettre à tous ? Désormais, tout le savoir est accessible à tous. Comment le transmettre ? Voilà, c'est fait. Avec l'accès aux personnes, par le téléphone cellulaire, avec l'accès en tous lieux, par le GPS, l'accès au savoir est désormais ouvert. D'une certaine manière, il est toujours et partout déjà transmis.
Objectivé, certes, mais, de plus, distribué. Non concentré. Nous vivions dans un espace métrique, dis-je, référé à des centres, à des concentrations. Une école, une classe, un campus, un amphi, voilà des concentrations de personnes, étudiants et professeurs, de livres en bibliothèques, d'instruments dans les laboratoires… ce savoir, ces références, ces textes, ces dictionnaires… les voilà distribués partout et, en particulier, chez vous – même les observatoires ! mieux, en tous les lieux où vous vous déplacez ; de là étant, vous pouvez toucher vos collègues, vos élèves, où qu'ils passent ; ils vous répondent aisément. L'ancien espace des concentrations – celui-là même où je parle et où vous m'écoutez, que faisons-nous ici ? – se dilue, se répand ; nous vivons, je viens de le dire, dans un espace de voisinages immédiats, mais, de plus, distributif. Je pourrais vous parler de chez moi ou d'ailleurs, et vous m'entendriez ailleurs ou chez vous, que faisons-nous donc ici ?
Ne dites surtout pas que l'élève manque des fonctions cognitives qui permettent d'assimiler le savoir ainsi distribué, puisque, justement, ces fonctions se transforment avec le support et par lui. Par l'écriture et l'imprimerie, la mémoire, par exemple, muta au point que Montaigne voulut une tête bien faite plutôt qu'une tête bien pleine. Cette tête vient de muter encore une fois. De même donc que la pédagogie fut inventée (paideia) par les Grecs, au moment de l'invention et de la propagation de l'écriture ; de même qu'elle se transforma quand émergea l'imprimerie, à la Renaissance ; de même, la pédagogie change totalement avec les nouvelles technologies. Et, je le répète, elles ne sont qu'une variable quelconque parmi la dizaine ou la vingtaine que j'ai citée ou pourrais énumérer.
Ce changement si décisif de l'enseignement – changement répercuté sur l'espace entier de la société mondiale et l'ensemble de ses institutions désuètes, changement qui ne touche pas, et de loin, l'enseignement seulement, mais aussi le travail, les entreprises, la santé, le droit et la politique, bref, l'ensemble de nos institutions – nous sentons en avoir un besoin urgent, mais nous en sommes encore loin.
Probablement, parce que ceux qui traînent, dans la transition entre les derniers états, n'ont pas encore pris leur retraite, alors qu'ils diligentent les réformes, selon des modèles depuis longtemps effacés. Enseignant pendant un demi-siècle sous à peu près toutes les latitudes du monde, où cette crevasse s'ouvre aussi largement que dans mon propre pays, j'ai subi, j'ai souffert ces réformes-là comme des emplâtres sur des jambes de bois, des rapetassages ; or les emplâtres endommagent le tibia, même artificiel : les rapetassages déchirent encore plus le tissu qu'ils cherchent à consolider.
Oui, depuis quelques décennies je vois que nous vivons une période comparable à l'aurore de la Paideia, après que les Grecs apprirent à écrire et démontrer ; semblable à la Renaissance qui vit naître l'impression et le règne du livre apparaître ; période incomparable pourtant, puisqu'en même temps que ces techniques mutent, le corps se métamorphose, changent la naissance et la mort, la souffrance et la guérison, les métiers, l'espace, l'habitat, l'être-au-monde.
ENVOI
Face à ces mutations, sans doute convient-il d'inventer d'inimaginables nouveautés, hors les cadres désuets qui formatent encore nos conduites, nos médias, nos projets adaptés à la société du spectacle. Je vois nos institutions luire d'un éclat semblable à celui des constellations dont les astronomes nous apprirent qu'elles étaient mortes depuis longtemps déjà.
Pourquoi ces nouveautés ne sont-elles point advenues ? Je crains d'en accuser les philosophes, dont je suis, gens qui ont pour métier d'anticiper le savoir et les pratiques à venir, et qui ont, ce me semble, failli à leur tâche. Engagés dans la politique au jour le jour, ils n'entendirent pas venir le contemporain. Si j'avais eu à croquer le portrait des adultes, dont je suis, ce profil eût été moins flatteur.
Je voudrais avoir dix-huit ans, l'âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à refaire, puisque tout reste à inventer. Je souhaite que la vie me laisse assez de temps pour y travailler encore, en compagnie de ces Petits, auxquels j'ai voué ma vie, parce que je les ai toujours respectueusement aimés.
Pour lire l'intégralité des textes de la coupole du 1er mars, reportez-vous sur le site de l'Institut de France.
vendredi 24 juin 2011
du loup au ver de terre
Mayumi
- "ce que t'as sur ton front c'est quand on est vieux ?" Et allez, c'est reparti ... Non, c'est pas quand on est vieux, c'est quand on commence à ne plus être jeune, nuance !
- Commence à reconnaître les voyelles o, i, u et y (script). Elle connaît les noms a et e, si elle les voit, elle sait qu'elle les connaît, mais hésite encore.
- parle de "yoche" dans ses jeux. A force de questions, interprétation des réponses et recherche dans les souvenirs, il s'avère qu'elle voulait dire "mioche"
- a vu un chevreuil dans un champ.
- pas mal de cartes d'anniversaire en ce moment ... pour celles que nous achetons toutes faites : Mayumi a carte blanche pour écrire le texte, je ne traduis même plus ! Yen a qui ont dû être surpris ...
- est retentée par le pouce dans la journée en ce moment ... Fukushima reprend du service et est de nouveau de toutes les sorties !
Isao
A trouvé de nouvelles activités :
- sortir les poêles pour faire des concerts
- grimper sur le bureau près de la fenêtre, en passant par le canapé. Mayumi, qui n'était pourtant pas une "branque ed'thym", n'a jamais fait ça.
- supporte très bien ses chaussures, et elles tiennent bien. En fait il s'en fout. Mayumi a un peu de mal à comprendre qu'il ne les enlève pas pour aller dans le fauteuil, dans la tente, dans l'escalier ...
- guette mes réactions, non seulement quand il fait une bêtise, mais aussi quand il croit que je vais disputer sa soeur (si elle le taquine).
- plus je le regarde et plus je trouve qu'il ressemble vraiment à un "bébé magazine". Mayumi nous a assuré que nous aussi sommes une "maman magazine" et un "papa magazine"
- malgré tout, même sans ses jambières (nan c'est pas des collants) et avec un sweat à capuche vert, des inconnus me disent tous les jours "elle" en parlant de lui.
Jeudi 23
- Alors que Mayumi faisait "super bébé" en volant sur mes genoux (moi couchée), son frère a réussi à l'escalader sur le dos pour participer aussi ... Mes vieux os ...
- Dans le bain, en ce moment, ce sont les poupées qui sont invitées : Céleste, Donalde (c'est une fille) et "le petit Isao" (pour le différencier du grand Isao en chair et en os. Mayumi, fraîchement levée à 10h30, déclare "après le bain je vais me coucher" (ai-je précisé qu'on est le matin ?). Ah non ma grande, tu vas pas te recoucher tout de suite non ...
- Isao a cassé une des pousses de cotonnier au magasin du Prince, il s'est fait disputé !
- Tu me fais un câlin Mayumi ? "euh, nan je préfère que tu mettes le film" Mdr (oui je parle encore comme les jeunes malgré ce que j'ai sur le front)
- j'ai réinstallé le hamac d' Isao. Pour jouer pour l'instant. Mayumi l'aide à y monter, mais même sans ça il se met debout en s'y tenant et le fait bouger en accompagnant le mouvement avec tout son corps. (note pour ceux qui ne connaissent pas : les hamacs sont tendus quelques centimètres au dessus des futons, pas de souci en cas de chute)
- AMAP : pommes de terre, carottes, navets, betterave, salade, échalote, épinards, persil, framboises, rhubarbe, terrine végétale, pain, oeufs. J'ai encore loupé le coche pour le fromage. Comme d'hab, c'est mimi qui s'occupe de tout mettre dans le sac. Nous sommes restés pour aider au rangement. Mimi a porté les plateaux des balances, ramassé les feuilles tombées à terre, joué à la marelle, et fait la conversation histoire que tout le monde soit bien au courant qu'elle a 3 ans. Isao gambade partout l'air de rien mais l'oeil scrutant la bêtise à faire. Il s'est unanimement fait surnommé Mimosa !
- conversation avec Mayumi (ses paroles en violet). J'ai peur qu'un loup casse la fenêtre et vienne me manger. Explications quant au fait que la fenêtre est trop haute, que les loups n'ont pas de main, qu'on dort tous ensemble, et quand même aussi le fait qu'il n'y a pas de loup dans nos contrées. et puis les loups, ça mange pas les gens. ça mange quoi ? Et merde ... En plus, je me plante, prise au dépourvu, le premier truc qui me vienne c'est "des lapins" et au moment même où ça sort, je sais que je m'enfonce ... Mais ... mais ... leur maman lapine elle va les chercher ses lapereaux ! Non, non il mange pas les bébés ... Et puis il faut bien que tu t'en rendes compte ma puce, c'est comme ça, certains animaux mangent d'autres animaux. Je choisis un exemple volontairement pas trop porteur d'affect : les poules mangent les vers de terre. Oui mais c'est parce que c'est moche. Certes ... (hier, quand on a aidé celui qui traversait, elle faisait donc l'hypocrite en disant qu'il était mignon, je note ....) Mais comme toujours c'est une question de point de vue : la maman ver de terre doit sûrement trouver que son bébé ver de terre est beau, tu ne crois pas ? Non. Bon.
sciences et avenir
J'ai continué la lecture du numéro spécial 60 ans de Sciences et avenir (un vieux numéro en fait), après l'univers, la section consacrée à notre planète.
Déjà en regardant ushuaïa, quand Nicolas Hulot rencontre des scientifiques, j'étais souvent portée à rêver en entendant le nom de leur métier. Pour la section univers, j'avais eu à faire des astrophysiciens, un astronome, un exobiologiste. Cette fois, j'ai (re)découvert d'autres spécialités : climatologie, géodynamie, océanographie, démographie, primatologie, géophysique, météorologie, entomologie, vulcanologie, éthologie. Tout ça s'avère passionnant.
D'abord, l'indispensable article sur le réchauffement climatique, et ses conséquences futures sur la nourriture, la biodiversité, l'odeur de l'air que nous respirons, la sécheresse qui entraîne les incendies, les pluies torrentielles qui entraînent des inondations, les tempêtes en tous genres, la fonte des glaces, les migrations de population et ses conséquences politiques, les bouleversements économiques, le manque d'eau potable ... Je ne vais pas m'étaler, j'ai bien l'impression que tout a déjà été dit là-dessus ... J'ai quand même appris que le principal problème à tout ça, c'est la houille, les centrales à charbon. Et j'ai apprécié la morale inspirée du Conte de noël de Dickens : "un futur très déplaisant lui a été révélé par une prémonition, mais son accomplissement dépend encore de ses actions dans le temps décroissant qui lui reste".
Qu'est-ce que j'ai appris d'autre ?...
- Par trois fois au moins dans le passé, les continents se sont retrouvés ensemble (supercontinent), la dernière fois ce continent s'appelait Pangée (cours de 6e), et avant c'était Rodinnia. La plaque sur laquelle se trouve l'Inde glisse à la vitesse de 150 mm / an ! Les continents sont de nouveau en phase de se recoller. C'est ce qu'on appelle les cycles de Wilson.
- Surpopulation et limite des surfaces cultivables sont de faux problèmes. Pour que tous les êtres humains puissent manger à leur fin, il faudrait premièrement diminuer les pertes lors du stockage des récoltes (1/4 de perte à l'échelle mondiale !), et d'autre part diminuer la part des récoltes servant aux animaux (45% !), par exemple en mangeant moins de viande. Tout ça pour dire que ça n'est pas la population qui est responsable de la famine, même si on était moins d'humains sur Terre, dans l'état actuel des choses au niveau agricole, la même proportion d'humains serait touchée par la famine ... Bon, il y aussi actuellement (le magazine a quelques années) le problème des biocarburants. Quand j'étais au collège, quelqu'un avait fait une suggestion très intéressante : remplacer toutes les cultures liées la consommation de drogues par des cultures utiles pour le carburant.
- toujours sur ce thème de la surpopulation, la mortalité ne décroît plus, cause des nouvelles maladies, de celles que l'on n'arrive pas à vaincre, des nouvelles menaces sur la santé (pollution, stress), des problèmes d'ordre climatiques, des conséquences économiques du papy boom.
- le travail de Jane Goodall qui a compris qu'il ne sert à rien de traiter les problèmes isolément, et qui propose à toutes les catégories de population des programmes d'action en trois temps : l'homme / l'animal / la nature, en partant à chaque fois du plus local au plus lointain.
- Le champ magnétique de notre planète a basculé 4 à 5 fois par million d'année ces derniers temps, sans s'inverser complètement à chaque fois.
- Il est moins cher de surveiller les astéroïdes que les autres catastrophes naturelles.
- Il est très difficile de prévoir la météo. Je me suis même dit que leur spécialité consistait à étudier le fait que c'était imprévisible.
- On connaît très mal les champignons, les invertébrés, et les micro-organismes.
- "ce que t'as sur ton front c'est quand on est vieux ?" Et allez, c'est reparti ... Non, c'est pas quand on est vieux, c'est quand on commence à ne plus être jeune, nuance !
- Commence à reconnaître les voyelles o, i, u et y (script). Elle connaît les noms a et e, si elle les voit, elle sait qu'elle les connaît, mais hésite encore.
- parle de "yoche" dans ses jeux. A force de questions, interprétation des réponses et recherche dans les souvenirs, il s'avère qu'elle voulait dire "mioche"
- a vu un chevreuil dans un champ.
- pas mal de cartes d'anniversaire en ce moment ... pour celles que nous achetons toutes faites : Mayumi a carte blanche pour écrire le texte, je ne traduis même plus ! Yen a qui ont dû être surpris ...
- est retentée par le pouce dans la journée en ce moment ... Fukushima reprend du service et est de nouveau de toutes les sorties !
Isao
A trouvé de nouvelles activités :
- sortir les poêles pour faire des concerts
- grimper sur le bureau près de la fenêtre, en passant par le canapé. Mayumi, qui n'était pourtant pas une "branque ed'thym", n'a jamais fait ça.
- supporte très bien ses chaussures, et elles tiennent bien. En fait il s'en fout. Mayumi a un peu de mal à comprendre qu'il ne les enlève pas pour aller dans le fauteuil, dans la tente, dans l'escalier ...
- guette mes réactions, non seulement quand il fait une bêtise, mais aussi quand il croit que je vais disputer sa soeur (si elle le taquine).
- plus je le regarde et plus je trouve qu'il ressemble vraiment à un "bébé magazine". Mayumi nous a assuré que nous aussi sommes une "maman magazine" et un "papa magazine"
- malgré tout, même sans ses jambières (nan c'est pas des collants) et avec un sweat à capuche vert, des inconnus me disent tous les jours "elle" en parlant de lui.
Jeudi 23
- Alors que Mayumi faisait "super bébé" en volant sur mes genoux (moi couchée), son frère a réussi à l'escalader sur le dos pour participer aussi ... Mes vieux os ...
- Dans le bain, en ce moment, ce sont les poupées qui sont invitées : Céleste, Donalde (c'est une fille) et "le petit Isao" (pour le différencier du grand Isao en chair et en os. Mayumi, fraîchement levée à 10h30, déclare "après le bain je vais me coucher" (ai-je précisé qu'on est le matin ?). Ah non ma grande, tu vas pas te recoucher tout de suite non ...
- Isao a cassé une des pousses de cotonnier au magasin du Prince, il s'est fait disputé !
- Tu me fais un câlin Mayumi ? "euh, nan je préfère que tu mettes le film" Mdr (oui je parle encore comme les jeunes malgré ce que j'ai sur le front)
- j'ai réinstallé le hamac d' Isao. Pour jouer pour l'instant. Mayumi l'aide à y monter, mais même sans ça il se met debout en s'y tenant et le fait bouger en accompagnant le mouvement avec tout son corps. (note pour ceux qui ne connaissent pas : les hamacs sont tendus quelques centimètres au dessus des futons, pas de souci en cas de chute)
- AMAP : pommes de terre, carottes, navets, betterave, salade, échalote, épinards, persil, framboises, rhubarbe, terrine végétale, pain, oeufs. J'ai encore loupé le coche pour le fromage. Comme d'hab, c'est mimi qui s'occupe de tout mettre dans le sac. Nous sommes restés pour aider au rangement. Mimi a porté les plateaux des balances, ramassé les feuilles tombées à terre, joué à la marelle, et fait la conversation histoire que tout le monde soit bien au courant qu'elle a 3 ans. Isao gambade partout l'air de rien mais l'oeil scrutant la bêtise à faire. Il s'est unanimement fait surnommé Mimosa !
- conversation avec Mayumi (ses paroles en violet). J'ai peur qu'un loup casse la fenêtre et vienne me manger. Explications quant au fait que la fenêtre est trop haute, que les loups n'ont pas de main, qu'on dort tous ensemble, et quand même aussi le fait qu'il n'y a pas de loup dans nos contrées. et puis les loups, ça mange pas les gens. ça mange quoi ? Et merde ... En plus, je me plante, prise au dépourvu, le premier truc qui me vienne c'est "des lapins" et au moment même où ça sort, je sais que je m'enfonce ... Mais ... mais ... leur maman lapine elle va les chercher ses lapereaux ! Non, non il mange pas les bébés ... Et puis il faut bien que tu t'en rendes compte ma puce, c'est comme ça, certains animaux mangent d'autres animaux. Je choisis un exemple volontairement pas trop porteur d'affect : les poules mangent les vers de terre. Oui mais c'est parce que c'est moche. Certes ... (hier, quand on a aidé celui qui traversait, elle faisait donc l'hypocrite en disant qu'il était mignon, je note ....) Mais comme toujours c'est une question de point de vue : la maman ver de terre doit sûrement trouver que son bébé ver de terre est beau, tu ne crois pas ? Non. Bon.
sciences et avenir
J'ai continué la lecture du numéro spécial 60 ans de Sciences et avenir (un vieux numéro en fait), après l'univers, la section consacrée à notre planète.
Déjà en regardant ushuaïa, quand Nicolas Hulot rencontre des scientifiques, j'étais souvent portée à rêver en entendant le nom de leur métier. Pour la section univers, j'avais eu à faire des astrophysiciens, un astronome, un exobiologiste. Cette fois, j'ai (re)découvert d'autres spécialités : climatologie, géodynamie, océanographie, démographie, primatologie, géophysique, météorologie, entomologie, vulcanologie, éthologie. Tout ça s'avère passionnant.
D'abord, l'indispensable article sur le réchauffement climatique, et ses conséquences futures sur la nourriture, la biodiversité, l'odeur de l'air que nous respirons, la sécheresse qui entraîne les incendies, les pluies torrentielles qui entraînent des inondations, les tempêtes en tous genres, la fonte des glaces, les migrations de population et ses conséquences politiques, les bouleversements économiques, le manque d'eau potable ... Je ne vais pas m'étaler, j'ai bien l'impression que tout a déjà été dit là-dessus ... J'ai quand même appris que le principal problème à tout ça, c'est la houille, les centrales à charbon. Et j'ai apprécié la morale inspirée du Conte de noël de Dickens : "un futur très déplaisant lui a été révélé par une prémonition, mais son accomplissement dépend encore de ses actions dans le temps décroissant qui lui reste".
Qu'est-ce que j'ai appris d'autre ?...
- Par trois fois au moins dans le passé, les continents se sont retrouvés ensemble (supercontinent), la dernière fois ce continent s'appelait Pangée (cours de 6e), et avant c'était Rodinnia. La plaque sur laquelle se trouve l'Inde glisse à la vitesse de 150 mm / an ! Les continents sont de nouveau en phase de se recoller. C'est ce qu'on appelle les cycles de Wilson.
- Surpopulation et limite des surfaces cultivables sont de faux problèmes. Pour que tous les êtres humains puissent manger à leur fin, il faudrait premièrement diminuer les pertes lors du stockage des récoltes (1/4 de perte à l'échelle mondiale !), et d'autre part diminuer la part des récoltes servant aux animaux (45% !), par exemple en mangeant moins de viande. Tout ça pour dire que ça n'est pas la population qui est responsable de la famine, même si on était moins d'humains sur Terre, dans l'état actuel des choses au niveau agricole, la même proportion d'humains serait touchée par la famine ... Bon, il y aussi actuellement (le magazine a quelques années) le problème des biocarburants. Quand j'étais au collège, quelqu'un avait fait une suggestion très intéressante : remplacer toutes les cultures liées la consommation de drogues par des cultures utiles pour le carburant.
- toujours sur ce thème de la surpopulation, la mortalité ne décroît plus, cause des nouvelles maladies, de celles que l'on n'arrive pas à vaincre, des nouvelles menaces sur la santé (pollution, stress), des problèmes d'ordre climatiques, des conséquences économiques du papy boom.
- le travail de Jane Goodall qui a compris qu'il ne sert à rien de traiter les problèmes isolément, et qui propose à toutes les catégories de population des programmes d'action en trois temps : l'homme / l'animal / la nature, en partant à chaque fois du plus local au plus lointain.
- Le champ magnétique de notre planète a basculé 4 à 5 fois par million d'année ces derniers temps, sans s'inverser complètement à chaque fois.
- Il est moins cher de surveiller les astéroïdes que les autres catastrophes naturelles.
- Il est très difficile de prévoir la météo. Je me suis même dit que leur spécialité consistait à étudier le fait que c'était imprévisible.
- On connaît très mal les champignons, les invertébrés, et les micro-organismes.
mercredi 22 juin 2011
Les alphas, les popples, Lafleur et les chaussures rouges
mardi 21
Mayumi a reçu une nouvelle carte de tata Yayane, illustrée d'un flamant rose, elle aime bien recevoir du courrier.
Le thème du bal masqué revient souvent dans ses jeux ... je suis même pas sûre qu'elle sache ce que c'est en fait. D'ailleurs dans une conversation, on a dit le mot "bac", elle a complété "bac masqué".
Sa couverture en ce moment, c'est celle qu'avait faite tricoter Mamy Solange. Mayumi aimait bien cette couverture, mais ça faisait un moment qu'on ne l'avait pas ressortie. Elle a déclaré qu'elle n'était "pas très jolie". Je lui ai fait remarquer qu'elle avait bien le droit d'avoir son avis, et une autre couverture préférée, mais que ce n'était pas mon avis à moi. Je lui ai raconté le choix des couleurs (vert et jaune) fait quand on ne connaissait pas son sexe, je lui ai parlé de la valeur sentimentale de ce cadeau, je lui ai montré les motifs fleuris dessinés par le tricot, je lui ai fait comprendre comme c'était quelque chose de pas facile, de long que de tricoter. Je me suis assurée qu'elle ne grattait pas, qu'elle tenait bien chaud. Ben elle a pas voulu en changer la nuit suivante !
Le colis d'alphabet est arrivé ! Nous avons refourgué les couvercles de petits pots (datant d Mayumi !) à Isao pour qu'il nous laisse, et avons bien travaillé avec Mayumi ! Nous avons commencé à lire les premières pages du conte des alphas, la mise en route de l'action, et la présentation de tous les bonshommes-voyelles. Ensuite, elle n'arrêtait pas de me redemander que je lui rappelle les caractéristiques de l'un ou de l'autre. Je lui ai donné toutes les figurines correspondant aux voyelles. je lui ai ensuite donné les lettres rugueuses scriptes correspondant, en l'aidant à les faire correspondre, et en lui montrant bien comment en suivre le tracé du bout des doigts. Jusqu'à présent, elle n'avait que des majuscules, alors je lui ai redonné aussi ses 5 aimants majuscules, pour qu'elle comprenne bien que ça correspond à ce qu'elle sait déjà, en plus elle sait dessiner un A majuscule, je ne voulais surtout pas dévaloriser cela. J'ai donc répété et répété chaque petite histoire, Mayumi faisait avec moi les sons correspondant. Je lui ai sorti un plat rectangulaire en pyrex avec une bonne couche de sable de décoration de couleur bleue (même couleur que les lettres rugueuses). Je lui faisais suivre le tracé du "o" ou du "i" puis faire le même geste dans le sable. Ce sont les lettres les plus faciles, mais j'ai insisté sur le bon sens d'écriture (elle faisait le bâton du i en le remontant). Après, il a fallu ranger le sable dans une bouteille en le passant dans un entonnoir, passer la balayette ... au cours de la journée, je lui ai fait remarquer sur divers supports quand on rencontrait "monsieur a", "madame i". Au début, elle cherchait les yeux des lettres, comme pour ses figurines, mais finalement elle a compris. Bon, il y a encore bien des choses à voir, des fois répéter avant qu'elle ne retienne chaque lettre, mais l'intérêt est là.
avant chaque séance de travail, j 'ai pris l'habitude de faire faire quelques esquisses de mouvements de brain gym à Mimi. Je ne suis pas très au point encore là dessus, mais ça ne peut pas lui faire de mal, et ça l'amuse alors ...
A un autre moment de la journée, j'ai enfin trouvé comment lui faire prendre conscience du bruit que font les consonnes. Elle ne connaît pas les consonnes, sauf quelques unes dont elle reconnaît la majuscule : P, D, M, mais on ne les a pas du tout travaillées. Par contre, depuis quelque temps j'essayais de lui faire des bruits comme "pppp" dans "papa" on entend "pppp", mais ça ne marchait pas du tout, elle disait "on entend "pa" ou pire "pap". Cette fois, j'ai pris une mélodie du chant prénatal qu'elle connaît, où l'on change de consonne à chaque phrase : ma mé mi mo mu mi ma mi mé mi ... Je lui chante la mélodie avec une consonne (ba bé bi bo bu / da dé di do du ...) et elle me dit le bruit qu'elle entend, victoire !
Le Prince est revenu avec des cadeaux après sa journée de boulot. Il a ses combines ! Le dvd de Kuzco2 pour Mayumi (on n'a pas le 1, mais on n'a pas non plus shrek1, Stuart Little1, et la suite passe bien quand même). Un coffret 3dvd des Barbapapa pour Isao (enfin dans quelques temps hein ...).
Et pour moi ... une orthèse ! Mayumi était convaincue que c'était mon cadeau. Et je dois dire que je n'ai pas envie de la contredire, car c'était un vrai soulagement. Je crois que cette journée a été la pire de toutes depuis que la tendinite s'est déclarée. Sympa de faire les courses ...
Le soir, nous voulions aller voir un reportage diffusé à la médiathèque, issu d'une série historique sur la musique du 20ème siècle (la médiathèque diffuse régulièrement les ressources de la cité de la musique, infos sur le reportage ici, cliquer sur documentaires puis 20e siècle 1ère moitié). Cependant, c'était sans doute bien présomptueux de notre part de nous imaginer y aller avec les enfants ... Nous avons finalement quitté les lieux, déjà que le son de ces archives anciennes n'est pas toujours top ... On a quand même eu le temps de voir Serge Gainsbourg évoquer sa rencontre avec Fréhel, on était contents.
Que dire d'Isao ?
- Je souffle sur son visage Isao, il essaie de m'imiter mais pince les lèvres au lieu de les mettre en avant.
- Il a une sorte de passion fétichiste pour les habits. Rien de mieux qu'un tas d'habit si on veut avoir la paix !
- Il parle énormément en ce moment, enfin il croit ... Avec des intonations, questions, étonnements ... Et il est ravi qu'on lui réponde !
- Il s'est réveillé d'une sieste en sursaut : il a ouvert les yeux, a regardé au loin, a posé une sorte de question, et s'est mis à pleurer.
- Il a passé un moment avec un papier et un stylo trouvés je ne sais où, il se baladait avec, nous les montrait, nous en parlait ... je suis convaincue qu'il savait que ces deux objets allaient ensemble.
- Isao aime les cerises, ça c'est sûr ! (en tout cas les bigarreaux)
- Il salue son reflet dans le miroir en ce moment.
- Pas moyen de le coucher hier soir, il est resté avec moi en bas du coup, s'est endormi vers minuit ...
mercredi 22
J'ai enlevé mon orthèse pour prendre ma douche, me laver les cheveux. Un calvaire ! J'ai l'impression que c'est encore pire qu'hier, le jour où j'ai eu le plus mal.
En ce moment, le chouchou de Mayumi c'est le vieux popples du Prince, mais elle l'appelle "gargouille". je lui ai montré un épisode des popples sur internet.
La minute scatologique :
Ah, Mayumi aux toilettes ! A la maison, Mayumi chante aux toilettes, on serait curieux de voir sa tête. Elle y reste longtemps, et elle chante à tue-tête. on entend aussi très distinctement les efforts qu'elle peut faire.
Au magasin, je la tiens pendant qu'elle est aux toilettes. C'est bête à dire, mais j'apprécie son innocence dans ces moments-là. Elle me décrie très précisément tout ce qui arrive ...
Et pour finir, le caca d'Isao ce soir : un vert foncé épinards très intrigant !
Mayumi a passé du temps avec le Prince aujourd'hui : ils ont été à l'usine ensemble, et aussi acheter des ramettes de papier.
C'était un jour attendu depuis quelques semaines. Le Prince avait fermé son magasin cet après-midi, pour pouvoir aller voir Mayumi à la gym. c'était la dernière séance de l'année. Elle a montré ses exploits en équilibre sur le muret avec les bâtons, sur la bascule sans aide, sur la barre avec un doigt, ses abdos en suspension, elle a fait les pédales en avant et en arrière, elle n'arrive toujours pas à monter sur la table sans aide. Elle a à peu près compris le mouvement des bras pour la corde à sauter, mais a plutôt tendance à le faire en arrière, elle ne coordonne pas du tout ses bras et ses jambes, elle saute à tout moment, du coup des fois elle passe par dessus la corde (surtout en arrière) mais c'est du hasard. Elle a bien joué au ballon avec son papa. Elle lui a montré comment elle se retrouve la tête en bas en s'accrochant à la barre, et il lui a appris à le faire façon cochon pendu. Elle essayait de faire tourner un cerceau autour de sa taille, mais c'est elle qui tournait sur elle-même. Ses chaussons de gym ont terminé l'année, mais n'iront pas plus loin ... Ils sont trop petits et commencent à se démettre de temps en temps. Alors, malgré le fait que Maman ET papa étaient là, c'est bien à Martine qu'elle est allée demander de l'aide plusieurs fois. Si besoin l'année prochaine, je pense qu'on reprendra cette même gamme de chaussons, développée par une psychomotricienne, vraiment bien faits.
Isao a mâchouillé des cordes à sauter, fait le jedi avec les bâtons, s'est caché dans le tunnel, a fait un câlin à Amine (6 ans) avec qui il s'entend décidément bien, et qui était très fier, a poursuivi des ballons, a enjambé le muret, s'est regardé dans le miroir. Amine lui mettait des foulards sur la tête, ils ont joué un moment à ça. Il fait des pas sur des distances de plus en plus longues. au moment du goûter, il répétait "gâ" quand je lui ai proposé un gâteau.
Après la gym, nous avons marché un peu jusqu'au coeur du quartier saint Leu, pour arriver à l'atelier de Jean-Pierre Facquier, sculpteur des marionnettes du théâtre de marionnettes d'Amiens, et en particulier de Lafleur 'l'équivalent de Guignol à Lyon). Voir quelques photos et une présentation ici (le bouquin est sur ma poutre ...). L'atelier était fermé ! Mayumi et moi on collait nos nez à la vitre pour voir les marionnettes, on voyait pas trop mal d'ailleurs. Et puis finalement le sculpteur est arrivé, on a pu entrer. Le môsieur est un peu dur de la feuille, c'est pas moi qui vais lui jeter la pierre. On a essayé d'expliquer à Mayumi que tout part d'un bout de bois. Chaque pièce étant unique, le prix s'en ressent ... Les plus petites des marionnettes coûtent 110 euros. J'espère que Monsieur Facquier ne cassera pas sa pipe avant le baptême d'Isao, un petit Lafleur, ça ferait un cadeau de valeur pour notre petit picard !
Sur le chemin du retour à la voiture, Isao s'est endormi dans mon dos. Et c'est là que je me lance des fleurs : j'ai réussi à le détacher de l'écharpe et à l'installer dans le siège-auto sans le réveiller !
Nous avons ensuite été chercher des chaussures pour Mayumi. Pour remplacer ses chaussures à brides, pour quand il ne fait pas assez beau pour les sandales, et pour quand elle veut bien se séparer de ses bottes.
Je me souviens de l'achat de ses chaussures à brides, en février dernier. Elle avait balayé le rayon du regard puis les avait vues, et avait déclaré "elles sont parfaites" et dès lors ça n'était plus la peine de lui en montrer d'autres paires. Elle était repart avec aux pieds (après avoir passé bien des minutes regarder l'étal des colliers) - et pour ces deux faits elle a récidivé aujourd'hui.
Cette fois, cela faisait plusieurs jours, depuis que nous avons jugé qu'il était temps de changer, qu'elle s'était mis en tête de choisir des chaussures rouges (un vieux film, un conte d' Andersen, celles du Magicien d'Oz ? Ah là là quelle culture m fille !). Ben oui rouge c'est sobre, ça va avec tout ... Soit. J'imaginais donc quelque chose dans ce goût-là. Mais en rouge, soit c'était trop grand, soit trop petit.
Pas grave, elle a choisi une paire type ballerines noires avec un jeu de liens sur le dessus, et une grosse fleur. Elle est passé au 26 (enfin selon les marques) ! Pis Papa a flashé sur une grosse paire de baskets type basket ball délicieusement rétro pour sa fifille. Et il a réussi à la convaincre. Ses premières vraies baskets ! Elles ont plein de couleurs, je crois que c'est ce qui plaît à Mimi. C'est avec cette paire qu'elle est ressortie. Elle nous a fait des démonstrations de course et de saut pour être bien sûre. Elle a dit "quand ma grand-mère va venir, elle va dire 'ouah ! les belles baskets !'".
Et puis comme on y était, comme ce sont les soldes, comme j'avais deux bras de plus ... On a cherché les premières chaussures d'Isao. Mon critère : semelles souples. Le critère du Prince : ouvertes, ça va être l'été. On lui a pris une paire de sandales en cuir marron, marque André, très classes !
Mayumi a reçu une nouvelle carte de tata Yayane, illustrée d'un flamant rose, elle aime bien recevoir du courrier.
Le thème du bal masqué revient souvent dans ses jeux ... je suis même pas sûre qu'elle sache ce que c'est en fait. D'ailleurs dans une conversation, on a dit le mot "bac", elle a complété "bac masqué".
Sa couverture en ce moment, c'est celle qu'avait faite tricoter Mamy Solange. Mayumi aimait bien cette couverture, mais ça faisait un moment qu'on ne l'avait pas ressortie. Elle a déclaré qu'elle n'était "pas très jolie". Je lui ai fait remarquer qu'elle avait bien le droit d'avoir son avis, et une autre couverture préférée, mais que ce n'était pas mon avis à moi. Je lui ai raconté le choix des couleurs (vert et jaune) fait quand on ne connaissait pas son sexe, je lui ai parlé de la valeur sentimentale de ce cadeau, je lui ai montré les motifs fleuris dessinés par le tricot, je lui ai fait comprendre comme c'était quelque chose de pas facile, de long que de tricoter. Je me suis assurée qu'elle ne grattait pas, qu'elle tenait bien chaud. Ben elle a pas voulu en changer la nuit suivante !
Le colis d'alphabet est arrivé ! Nous avons refourgué les couvercles de petits pots (datant d Mayumi !) à Isao pour qu'il nous laisse, et avons bien travaillé avec Mayumi ! Nous avons commencé à lire les premières pages du conte des alphas, la mise en route de l'action, et la présentation de tous les bonshommes-voyelles. Ensuite, elle n'arrêtait pas de me redemander que je lui rappelle les caractéristiques de l'un ou de l'autre. Je lui ai donné toutes les figurines correspondant aux voyelles. je lui ai ensuite donné les lettres rugueuses scriptes correspondant, en l'aidant à les faire correspondre, et en lui montrant bien comment en suivre le tracé du bout des doigts. Jusqu'à présent, elle n'avait que des majuscules, alors je lui ai redonné aussi ses 5 aimants majuscules, pour qu'elle comprenne bien que ça correspond à ce qu'elle sait déjà, en plus elle sait dessiner un A majuscule, je ne voulais surtout pas dévaloriser cela. J'ai donc répété et répété chaque petite histoire, Mayumi faisait avec moi les sons correspondant. Je lui ai sorti un plat rectangulaire en pyrex avec une bonne couche de sable de décoration de couleur bleue (même couleur que les lettres rugueuses). Je lui faisais suivre le tracé du "o" ou du "i" puis faire le même geste dans le sable. Ce sont les lettres les plus faciles, mais j'ai insisté sur le bon sens d'écriture (elle faisait le bâton du i en le remontant). Après, il a fallu ranger le sable dans une bouteille en le passant dans un entonnoir, passer la balayette ... au cours de la journée, je lui ai fait remarquer sur divers supports quand on rencontrait "monsieur a", "madame i". Au début, elle cherchait les yeux des lettres, comme pour ses figurines, mais finalement elle a compris. Bon, il y a encore bien des choses à voir, des fois répéter avant qu'elle ne retienne chaque lettre, mais l'intérêt est là.
avant chaque séance de travail, j 'ai pris l'habitude de faire faire quelques esquisses de mouvements de brain gym à Mimi. Je ne suis pas très au point encore là dessus, mais ça ne peut pas lui faire de mal, et ça l'amuse alors ...
A un autre moment de la journée, j'ai enfin trouvé comment lui faire prendre conscience du bruit que font les consonnes. Elle ne connaît pas les consonnes, sauf quelques unes dont elle reconnaît la majuscule : P, D, M, mais on ne les a pas du tout travaillées. Par contre, depuis quelque temps j'essayais de lui faire des bruits comme "pppp" dans "papa" on entend "pppp", mais ça ne marchait pas du tout, elle disait "on entend "pa" ou pire "pap". Cette fois, j'ai pris une mélodie du chant prénatal qu'elle connaît, où l'on change de consonne à chaque phrase : ma mé mi mo mu mi ma mi mé mi ... Je lui chante la mélodie avec une consonne (ba bé bi bo bu / da dé di do du ...) et elle me dit le bruit qu'elle entend, victoire !
Le Prince est revenu avec des cadeaux après sa journée de boulot. Il a ses combines ! Le dvd de Kuzco2 pour Mayumi (on n'a pas le 1, mais on n'a pas non plus shrek1, Stuart Little1, et la suite passe bien quand même). Un coffret 3dvd des Barbapapa pour Isao (enfin dans quelques temps hein ...).
Et pour moi ... une orthèse ! Mayumi était convaincue que c'était mon cadeau. Et je dois dire que je n'ai pas envie de la contredire, car c'était un vrai soulagement. Je crois que cette journée a été la pire de toutes depuis que la tendinite s'est déclarée. Sympa de faire les courses ...
Le soir, nous voulions aller voir un reportage diffusé à la médiathèque, issu d'une série historique sur la musique du 20ème siècle (la médiathèque diffuse régulièrement les ressources de la cité de la musique, infos sur le reportage ici, cliquer sur documentaires puis 20e siècle 1ère moitié). Cependant, c'était sans doute bien présomptueux de notre part de nous imaginer y aller avec les enfants ... Nous avons finalement quitté les lieux, déjà que le son de ces archives anciennes n'est pas toujours top ... On a quand même eu le temps de voir Serge Gainsbourg évoquer sa rencontre avec Fréhel, on était contents.
Que dire d'Isao ?
- Je souffle sur son visage Isao, il essaie de m'imiter mais pince les lèvres au lieu de les mettre en avant.
- Il a une sorte de passion fétichiste pour les habits. Rien de mieux qu'un tas d'habit si on veut avoir la paix !
- Il parle énormément en ce moment, enfin il croit ... Avec des intonations, questions, étonnements ... Et il est ravi qu'on lui réponde !
- Il s'est réveillé d'une sieste en sursaut : il a ouvert les yeux, a regardé au loin, a posé une sorte de question, et s'est mis à pleurer.
- Il a passé un moment avec un papier et un stylo trouvés je ne sais où, il se baladait avec, nous les montrait, nous en parlait ... je suis convaincue qu'il savait que ces deux objets allaient ensemble.
- Isao aime les cerises, ça c'est sûr ! (en tout cas les bigarreaux)
- Il salue son reflet dans le miroir en ce moment.
- Pas moyen de le coucher hier soir, il est resté avec moi en bas du coup, s'est endormi vers minuit ...
mercredi 22
J'ai enlevé mon orthèse pour prendre ma douche, me laver les cheveux. Un calvaire ! J'ai l'impression que c'est encore pire qu'hier, le jour où j'ai eu le plus mal.
En ce moment, le chouchou de Mayumi c'est le vieux popples du Prince, mais elle l'appelle "gargouille". je lui ai montré un épisode des popples sur internet.
La minute scatologique :
Ah, Mayumi aux toilettes ! A la maison, Mayumi chante aux toilettes, on serait curieux de voir sa tête. Elle y reste longtemps, et elle chante à tue-tête. on entend aussi très distinctement les efforts qu'elle peut faire.
Au magasin, je la tiens pendant qu'elle est aux toilettes. C'est bête à dire, mais j'apprécie son innocence dans ces moments-là. Elle me décrie très précisément tout ce qui arrive ...
Et pour finir, le caca d'Isao ce soir : un vert foncé épinards très intrigant !
Mayumi a passé du temps avec le Prince aujourd'hui : ils ont été à l'usine ensemble, et aussi acheter des ramettes de papier.
C'était un jour attendu depuis quelques semaines. Le Prince avait fermé son magasin cet après-midi, pour pouvoir aller voir Mayumi à la gym. c'était la dernière séance de l'année. Elle a montré ses exploits en équilibre sur le muret avec les bâtons, sur la bascule sans aide, sur la barre avec un doigt, ses abdos en suspension, elle a fait les pédales en avant et en arrière, elle n'arrive toujours pas à monter sur la table sans aide. Elle a à peu près compris le mouvement des bras pour la corde à sauter, mais a plutôt tendance à le faire en arrière, elle ne coordonne pas du tout ses bras et ses jambes, elle saute à tout moment, du coup des fois elle passe par dessus la corde (surtout en arrière) mais c'est du hasard. Elle a bien joué au ballon avec son papa. Elle lui a montré comment elle se retrouve la tête en bas en s'accrochant à la barre, et il lui a appris à le faire façon cochon pendu. Elle essayait de faire tourner un cerceau autour de sa taille, mais c'est elle qui tournait sur elle-même. Ses chaussons de gym ont terminé l'année, mais n'iront pas plus loin ... Ils sont trop petits et commencent à se démettre de temps en temps. Alors, malgré le fait que Maman ET papa étaient là, c'est bien à Martine qu'elle est allée demander de l'aide plusieurs fois. Si besoin l'année prochaine, je pense qu'on reprendra cette même gamme de chaussons, développée par une psychomotricienne, vraiment bien faits.
Isao a mâchouillé des cordes à sauter, fait le jedi avec les bâtons, s'est caché dans le tunnel, a fait un câlin à Amine (6 ans) avec qui il s'entend décidément bien, et qui était très fier, a poursuivi des ballons, a enjambé le muret, s'est regardé dans le miroir. Amine lui mettait des foulards sur la tête, ils ont joué un moment à ça. Il fait des pas sur des distances de plus en plus longues. au moment du goûter, il répétait "gâ" quand je lui ai proposé un gâteau.
Après la gym, nous avons marché un peu jusqu'au coeur du quartier saint Leu, pour arriver à l'atelier de Jean-Pierre Facquier, sculpteur des marionnettes du théâtre de marionnettes d'Amiens, et en particulier de Lafleur 'l'équivalent de Guignol à Lyon). Voir quelques photos et une présentation ici (le bouquin est sur ma poutre ...). L'atelier était fermé ! Mayumi et moi on collait nos nez à la vitre pour voir les marionnettes, on voyait pas trop mal d'ailleurs. Et puis finalement le sculpteur est arrivé, on a pu entrer. Le môsieur est un peu dur de la feuille, c'est pas moi qui vais lui jeter la pierre. On a essayé d'expliquer à Mayumi que tout part d'un bout de bois. Chaque pièce étant unique, le prix s'en ressent ... Les plus petites des marionnettes coûtent 110 euros. J'espère que Monsieur Facquier ne cassera pas sa pipe avant le baptême d'Isao, un petit Lafleur, ça ferait un cadeau de valeur pour notre petit picard !
Sur le chemin du retour à la voiture, Isao s'est endormi dans mon dos. Et c'est là que je me lance des fleurs : j'ai réussi à le détacher de l'écharpe et à l'installer dans le siège-auto sans le réveiller !
Nous avons ensuite été chercher des chaussures pour Mayumi. Pour remplacer ses chaussures à brides, pour quand il ne fait pas assez beau pour les sandales, et pour quand elle veut bien se séparer de ses bottes.
Je me souviens de l'achat de ses chaussures à brides, en février dernier. Elle avait balayé le rayon du regard puis les avait vues, et avait déclaré "elles sont parfaites" et dès lors ça n'était plus la peine de lui en montrer d'autres paires. Elle était repart avec aux pieds (après avoir passé bien des minutes regarder l'étal des colliers) - et pour ces deux faits elle a récidivé aujourd'hui.
Cette fois, cela faisait plusieurs jours, depuis que nous avons jugé qu'il était temps de changer, qu'elle s'était mis en tête de choisir des chaussures rouges (un vieux film, un conte d' Andersen, celles du Magicien d'Oz ? Ah là là quelle culture m fille !). Ben oui rouge c'est sobre, ça va avec tout ... Soit. J'imaginais donc quelque chose dans ce goût-là. Mais en rouge, soit c'était trop grand, soit trop petit.
Pas grave, elle a choisi une paire type ballerines noires avec un jeu de liens sur le dessus, et une grosse fleur. Elle est passé au 26 (enfin selon les marques) ! Pis Papa a flashé sur une grosse paire de baskets type basket ball délicieusement rétro pour sa fifille. Et il a réussi à la convaincre. Ses premières vraies baskets ! Elles ont plein de couleurs, je crois que c'est ce qui plaît à Mimi. C'est avec cette paire qu'elle est ressortie. Elle nous a fait des démonstrations de course et de saut pour être bien sûre. Elle a dit "quand ma grand-mère va venir, elle va dire 'ouah ! les belles baskets !'".
Et puis comme on y était, comme ce sont les soldes, comme j'avais deux bras de plus ... On a cherché les premières chaussures d'Isao. Mon critère : semelles souples. Le critère du Prince : ouvertes, ça va être l'été. On lui a pris une paire de sandales en cuir marron, marque André, très classes !
lundi 20 juin 2011
Wintabo
Dimanche 19
Au réveil, Mayumi, pas très bien réveillée, s'est assise pour faire pipi, mais elle avait oublié de placer le pot avant ... ça l'a bien fait rigoler ! Rigoler en se levant, ya pire comme réveil non ?
Isao quant à lui, s'était mis en tête de triturer les tétons du Prince, il y a même porté la bouche pour voir.
Il était habilé ten rouge, le Prince a dit que c'était une "petite coque fromagère toujrs fraîche (babybel).
C'était le jour de la fête des pères. On avait préparé un petit quelque choses pour l'occasion. Mayumi a donné l'enveloppe à son Papa mais elle a insisté pour l'ouvrir elle-même. Nous avions préparé, sur plusieurs jours, un reportage intitulé "notre papa" dans lequel Mayumi décrivait le Prince à sa manière : description physique, travail, goûts, et surtout ce qu'elle et son frère aiment faire avec lui. Les réponses sont fantaisistes mais sincères, et comme elle s'attache au sens littéral des mots, nous apprenons que ce qu'il y a de mieux "chez" papa, c'est la clochette de son magasin !
Comme le Prince était à la maison, et que nous n'avons pas beaucoup bougé, ce fut une journée avec beaucoup de télé : auto moto / le dessin animé Cars / le concert de Depeche Mode / les simpson ... J'ai demandé un peu de répit après le repas ...
Pendant le concert, le Prince et Mayumi (et les poupées qui se "machaillaient") s'amusaient à faire la ronde ...
En milieu d'après-midi, nous sommes tous montés pour une bataille de polochon, franche rigolade ! Isao, lui, faisiat coucou beuh avec les oreillers. Finalemnt, nous avons fait la sieste tous ensemble. Une looongue sieste puisque nous nous sommes levés à 19h30 ... en décalage donc ... Isao tripotait mes yeux, l'air intrigué que je n'ai pas de lunettes.
20h30, nous partons en balade, pour dire de sortir un peu quand même tant qu'il fasse clair. Dans l'espace vert, Mayumi a propposé une partie de cache-cache au Prince, cachée de profil à un fin tronc d'arbre, et comme le Prince semblait s'approcher un peu trop vite de sa cachette, elle lui a bien expliqué qu'il devait d'abord chercher "par là".
Le soir, j'ai fait mes fameux smoothies verts, avec des pommes, des fanes de carottes nouvelles et des épinards. Comme à chaque fois que je mets en route la centrifugeuse, Isao réclame de regarder, et pendant ce temps il se régalait avec des feuilles d'épinards crues !
A la télé, il y avait ghost rider, un film fantastique avec des effets spéciaux pas forcément géniaux pour les âmes sensibles (la tête du gars se transforme en crâne de squellette enflammé). On a joué la carte du "ouah c'est vraiment incroyable !" mais on a quand même changé de chaîne. N'empêche qu'en allant se coucher, ce que Mayumi avait préféré de sa journée, c'était "le film rigolo avec le squelette", comme quoi ...
Ces temps-ci, Mayumi ressent le besoin d'avoir des temps de tranquillité (sans son frère). Dans ces moments-là, elle joue sur la ggrande table, ou carrément seule en haut. ce dimanche, elle voulait faire la dînette dans la cuisine, et pour être sûre d'avoir la piax, avant même qu'il l'ait embêtée, elle a mis un un assortiment d'ustensiles devant lui pour détourner son attention. elle nous a suggéré d'acheter une porte pour être tranquille dans la cuisine, et quand je lui ai fait remarquer qu'il n'y avait rien pour l'accrocher, elle a ajouté qu'avec des petites aiguilles ça devrait aller.
Le fait d'avoir revu le film "Cars" m'a donné envie de voir ce qu'il y avait de bon en produits dérivés.
Elle a déjà le livre et le propulseur pour petite voiture.
- circuit motorisé Piston cup (accessible à partir de 4 ans environ)
- une borne de station service
- un jeu de réflexe "feu rouge feu vert"
- les univers légo et duplo
Lundi 20Isao et le Prince ont maintenant vraiment une relation privilégiée. Quand Isao est réveillé et qu'il entend le Prince passer dans le couloir, il l'appelle. Il lui fait des calins, colle sa tête sur lui ... Il "court" vers lui sur ses 4 pattes dès qu'il le voit ...
La veille au soir, Mayumi avait fait un collier de perles pour le Prince, quand elle s'est levée, il était sur la table et elle s'est demandé pourquoi il ne l'avait pas pris. Elle a trouvé l'explication toute seule : tous les clients vont dire "un pour moi", "un pour moi", et papa il va être obligé de dire non parce que c'est le sien.
Pendant un de ses jeux cet après-midi, Mayumi répétait, comme si elle essayait d'apprendre un mot à quelqu'un, "win-ta-bo, on dit wintabo ... non ! win-ta-bo".
Pendant la promenade, Mayumi a admiré "comme il est mignon monsieur le ver de terre", d'ailleurs on l'a aidé à traverser. Elle s'est amusée à faire de l'écho, mais audépart elle croyait que ça ne marchait qu'en ne répétant que le même mot (vache). Elle a causé à Monsieur Jano, l'ancien employé communal, et elle s'est amusée à lancer Poupée très haut pour qu'elle retombe dans l'herbe.
Ensuite, c'était visite chez le médecin. Isao ne veut pas rester sur les genoux dans la salle d'attente, et dès qu'on le met par tere, il part à l'aventure ... C'est plutôt bon finalement : c'est qu'on est chez le médecin mais qu'il va bien ! En effet, on y allait pour ses vaccins. Gros chagrin ! Et ce docteur qui prend tout son temps entre les deux injections ... Enfin le gros calin pour consoler ... Quant à moi, ben j'ai une tendinite, youpi ! J'ai droit à une orthèse pour une dizaine de jours.
Ce soir, Mayumi s'est mise en tête d'attraper toute seule son clavier d'ordi (un vieux clavier hors d'usage qu'on lui a donné), il est rangé en hauteur, et coincé sous un pot de fleurs. Elle a amené sans rien demander le grand tabouret, est montée, à décoincer l'objet, ça n'était pas facile car en tirant dessus, il fallait qu'elle se pousse sans basculer ... Mission accomplie, sans dommage ... bravo ma grande !
Ras-le-bol de la tente sur le palier, elle sedégingande pour un oui ou pour un non, et quand je vais pour la remonter, les enfants croient que je joue et se mettent dedant. De toute manière, même quand ils ne sont pas là, quand on croit que ça y est, il y a un piquet qui est reparti, c'est infernal.
Bref, ça existe un tipi digne de ce nom, qui ne se démonte pas trop facilement, mais qui par contre n'est pas trop compliqué à monter ? Autre exigence : pas de rebord pour y pénétrer (donc ce modèle en carton, c'est niet). Ah ! Celui-là a l'air nickel ! Mais, arghl ... il coûte 215 euros ! Après, on en trouve d'autres, mais pas moyen d'avoir des infos sur la tenue de la structure ...
Au réveil, Mayumi, pas très bien réveillée, s'est assise pour faire pipi, mais elle avait oublié de placer le pot avant ... ça l'a bien fait rigoler ! Rigoler en se levant, ya pire comme réveil non ?
Isao quant à lui, s'était mis en tête de triturer les tétons du Prince, il y a même porté la bouche pour voir.
Il était habilé ten rouge, le Prince a dit que c'était une "petite coque fromagère toujrs fraîche (babybel).
C'était le jour de la fête des pères. On avait préparé un petit quelque choses pour l'occasion. Mayumi a donné l'enveloppe à son Papa mais elle a insisté pour l'ouvrir elle-même. Nous avions préparé, sur plusieurs jours, un reportage intitulé "notre papa" dans lequel Mayumi décrivait le Prince à sa manière : description physique, travail, goûts, et surtout ce qu'elle et son frère aiment faire avec lui. Les réponses sont fantaisistes mais sincères, et comme elle s'attache au sens littéral des mots, nous apprenons que ce qu'il y a de mieux "chez" papa, c'est la clochette de son magasin !
Comme le Prince était à la maison, et que nous n'avons pas beaucoup bougé, ce fut une journée avec beaucoup de télé : auto moto / le dessin animé Cars / le concert de Depeche Mode / les simpson ... J'ai demandé un peu de répit après le repas ...
Pendant le concert, le Prince et Mayumi (et les poupées qui se "machaillaient") s'amusaient à faire la ronde ...
En milieu d'après-midi, nous sommes tous montés pour une bataille de polochon, franche rigolade ! Isao, lui, faisiat coucou beuh avec les oreillers. Finalemnt, nous avons fait la sieste tous ensemble. Une looongue sieste puisque nous nous sommes levés à 19h30 ... en décalage donc ... Isao tripotait mes yeux, l'air intrigué que je n'ai pas de lunettes.
20h30, nous partons en balade, pour dire de sortir un peu quand même tant qu'il fasse clair. Dans l'espace vert, Mayumi a propposé une partie de cache-cache au Prince, cachée de profil à un fin tronc d'arbre, et comme le Prince semblait s'approcher un peu trop vite de sa cachette, elle lui a bien expliqué qu'il devait d'abord chercher "par là".
Le soir, j'ai fait mes fameux smoothies verts, avec des pommes, des fanes de carottes nouvelles et des épinards. Comme à chaque fois que je mets en route la centrifugeuse, Isao réclame de regarder, et pendant ce temps il se régalait avec des feuilles d'épinards crues !
A la télé, il y avait ghost rider, un film fantastique avec des effets spéciaux pas forcément géniaux pour les âmes sensibles (la tête du gars se transforme en crâne de squellette enflammé). On a joué la carte du "ouah c'est vraiment incroyable !" mais on a quand même changé de chaîne. N'empêche qu'en allant se coucher, ce que Mayumi avait préféré de sa journée, c'était "le film rigolo avec le squelette", comme quoi ...
Ces temps-ci, Mayumi ressent le besoin d'avoir des temps de tranquillité (sans son frère). Dans ces moments-là, elle joue sur la ggrande table, ou carrément seule en haut. ce dimanche, elle voulait faire la dînette dans la cuisine, et pour être sûre d'avoir la piax, avant même qu'il l'ait embêtée, elle a mis un un assortiment d'ustensiles devant lui pour détourner son attention. elle nous a suggéré d'acheter une porte pour être tranquille dans la cuisine, et quand je lui ai fait remarquer qu'il n'y avait rien pour l'accrocher, elle a ajouté qu'avec des petites aiguilles ça devrait aller.
Le fait d'avoir revu le film "Cars" m'a donné envie de voir ce qu'il y avait de bon en produits dérivés.
Elle a déjà le livre et le propulseur pour petite voiture.
- circuit motorisé Piston cup (accessible à partir de 4 ans environ)
- une borne de station service
- un jeu de réflexe "feu rouge feu vert"
- les univers légo et duplo
Lundi 20Isao et le Prince ont maintenant vraiment une relation privilégiée. Quand Isao est réveillé et qu'il entend le Prince passer dans le couloir, il l'appelle. Il lui fait des calins, colle sa tête sur lui ... Il "court" vers lui sur ses 4 pattes dès qu'il le voit ...
La veille au soir, Mayumi avait fait un collier de perles pour le Prince, quand elle s'est levée, il était sur la table et elle s'est demandé pourquoi il ne l'avait pas pris. Elle a trouvé l'explication toute seule : tous les clients vont dire "un pour moi", "un pour moi", et papa il va être obligé de dire non parce que c'est le sien.
Pendant un de ses jeux cet après-midi, Mayumi répétait, comme si elle essayait d'apprendre un mot à quelqu'un, "win-ta-bo, on dit wintabo ... non ! win-ta-bo".
Pendant la promenade, Mayumi a admiré "comme il est mignon monsieur le ver de terre", d'ailleurs on l'a aidé à traverser. Elle s'est amusée à faire de l'écho, mais audépart elle croyait que ça ne marchait qu'en ne répétant que le même mot (vache). Elle a causé à Monsieur Jano, l'ancien employé communal, et elle s'est amusée à lancer Poupée très haut pour qu'elle retombe dans l'herbe.
Ensuite, c'était visite chez le médecin. Isao ne veut pas rester sur les genoux dans la salle d'attente, et dès qu'on le met par tere, il part à l'aventure ... C'est plutôt bon finalement : c'est qu'on est chez le médecin mais qu'il va bien ! En effet, on y allait pour ses vaccins. Gros chagrin ! Et ce docteur qui prend tout son temps entre les deux injections ... Enfin le gros calin pour consoler ... Quant à moi, ben j'ai une tendinite, youpi ! J'ai droit à une orthèse pour une dizaine de jours.
Ce soir, Mayumi s'est mise en tête d'attraper toute seule son clavier d'ordi (un vieux clavier hors d'usage qu'on lui a donné), il est rangé en hauteur, et coincé sous un pot de fleurs. Elle a amené sans rien demander le grand tabouret, est montée, à décoincer l'objet, ça n'était pas facile car en tirant dessus, il fallait qu'elle se pousse sans basculer ... Mission accomplie, sans dommage ... bravo ma grande !
Ras-le-bol de la tente sur le palier, elle sedégingande pour un oui ou pour un non, et quand je vais pour la remonter, les enfants croient que je joue et se mettent dedant. De toute manière, même quand ils ne sont pas là, quand on croit que ça y est, il y a un piquet qui est reparti, c'est infernal.
Bref, ça existe un tipi digne de ce nom, qui ne se démonte pas trop facilement, mais qui par contre n'est pas trop compliqué à monter ? Autre exigence : pas de rebord pour y pénétrer (donc ce modèle en carton, c'est niet). Ah ! Celui-là a l'air nickel ! Mais, arghl ... il coûte 215 euros ! Après, on en trouve d'autres, mais pas moyen d'avoir des infos sur la tenue de la structure ...
dimanche 19 juin 2011
c'est à l'école, tagadagada
samedi 18
C'était une journée chargée, samedi ... Rien que le matin, on avait trois options possibles ...
Il y avait les 10 ans de l'association "Les chatons" où viennenr régulièrement s'amuser les enfants d'âge préscolaire.
Il y avait les lectures pour les petits à la bibliothèque, sur le thème des albums d'Emile Jadoul.
Mais finalement, c'est la visite de l'école maternelle qui a eu nos faveurs !
D'abord, nous étions tous assis sur des bancs autour de la salle de motricité (la salle de gym quoi), on a retrouvé le papa de Naofel et Malih. Naofel, déjà grand, crânait en dévoilant tous les secrets de cette salle aux petits. Très à l'aise, Mayumi occupait l'espace en courant dans tous les sens, Isao en gambadant, et moi en allant le chercher régulièrement, quand les gens qu'il allait embêter commençaient à jeter des regards autour d'eux en mode "mais il est à qui ?". Beaucoup d'enfants chahutaient un peu comme ça, beaucoup aussi restaient cachés dans les jupes de leurs mamans, et ni l'un ni l'autre ne semblait être un problème. Le monsieur a expliqué des trucs, distribué des papiers et puis après, comme il est le directeur du groupe maternelle + primaire, il était content de nous faire visiter TOUTE l'école, imaginez une bonne trentaine de parents bavards, gérant comme ils pouvaient leurs bambins de tous les âges traverser en file indienne des couloirs ... J'ai quand même pu noter que les affiches dans les couloirs, sont accrochées bien au dessus de la ligne du regard d'un adulte, alors pour un enfant ...
Bref, nous voilà ENFIN lâchés dans l'école maternelle. On commence par la cantine : les petits lavabos, les porte-manteux, les petites tables avec leurs petites chaises, Mayumi teste, approuve.
Ensuite, le dortoir : des petits hamacs ! L non, Mayumi veut pas tester.
Mayumi n'arrête pas de me dire "t'as vu j'ai pas peur moi des gens". Oui ma grande, j'ai vu.
Ensuite, ah ! quand même ! Une classe ! C'est à partir de ce moment que j'ai perdu mes enfants ... Mayumi est partie construire des tours, puis, sur mon incitation, elle avait pas vu ce coin, jouer à coucher les poupées / préparer à manger, puis ensuite à la ferme. Isao a été draguer les tites gonzesses, essayer de faire des construtions, et faire caca aussi. Moi je furetais dans tous les coins, je posais des tas de questions à la maîtresse : une journée type, suivi des journées des enfants ... D'abord bondée, la classe commence se vider, je propose à Mayumi de ranger un peu le coin des constructions, ce qu'elle fait de bonne grâce. Je la convainc d'aller voir l'autre classe quand même, à peu près la même mais plus grande. DDès l'entrée, mes yeux sont attirés par un jouet que mon ptit frère avait quand il était petit ! Un jeu de construction magnétique. Grande bouffée de nostalgie ... j'ai envie de jouer ! Cette fois, j'attire l'attention de Mimi sur tout le matériel pour les activités manuelles, sur les étiquettes avec les prénoms des enfants, le calendrier ... Mais c'est irrépressible, faut qu'elle aille faire la cuisine ! Elle se trouve même un collier. Isao entrprende de décoller une feuille du mur. Bon, on va y aller hein ...
On s'arrête voir les petits toilettes, 3 pour les pipi debout, 3 pour les pipi assis. Justement, Mayumi s'aperçoit qu'elle a envie de faire pipi, et entreprend de tester tout ça, mais à condition que la dame sorte. Il y a même une petite douche "en ca s de gastro".
On va ensuite dans la cour de récré. Ô joie ! Une petite cabane au milieu ! Mayumi adore les petites cabanes ! Elle essaie toujours de me convaincre que, mais si, dans le coin du jardin, il y a de la place pour mettre une petite maison ... Oui mais non. Bon. Après, elle essaie maladroitement une trottinette. Mademoiselle maîtrise l'aquilibre parfaitement sur sa draisienne, elle pourrait apprendre à faire du vélo, mais elle sait pas faire de la trottinette ... Elle repère une toute petite fille qui pédale comme elle peut un vélo avec un siège derrière, elle lui demande si elle peut s'installer, c'est ok, la petite fille peine visiblement avec ce poids supplémentaire, mais elle assure !
Bon cette fois, il faut partir, on est les derniers ! Isao est épuisé, il a loupé sa sieste du matin !
Le moteur n'est pas encore en marche qu'il dort déjà. Je me retourne vers Mimi, qui sourit encore. Je lui fait part de mes impressions, bien meilleures que pour l'autre école, je constate aussi qu'elle s'est drôlement bien amusée, tout ça. Je glisse qu'on a sans doute trouvé la bonne école pour elle. Et là, impressionnat changement de visage. De lumineuse et souriante, elle se referme : "non !". Bon, on a encore le temps d'y réfléchir de toute façon.
Note : je ne me plie pas à ce "non", je ne suis pas à sa botte. Je lui demande son avis, elle est bien petite pour décider mais pas pour avoir un avis. Pour nous, l'école c'est une option possible, pas une obligation.
L'après midi, Mayumi a fait une bonne sieste avec le Prince, j'ai même dû les réveiller.
On a pris la route pour le prieuré d'Airaines. C'est un endroit magnifique, paisible, zen comme on dit, minimaliste ... reposant ! Y sont présentées chaque année les oeuvres d'un artiste du XXe siècle. Cette année, ce sont celles de Gérard Titus-Carmel. Chaque salle a un univers qui lui est propre : des herbiers (dont un immense assemblage de toiles qui prend tout un mur), des nielles o chacun de nous a vu ce qu'il voulait, et les maquettes de vitraux, ce que Mayumi a préféré. Ce sont des toiles recouvertes de papier noir aux formes évidées, elles sont exposées au grenier, quand on monte, leur luminosité est frappante ! J'ai pris note de quelques techniques pour peut-être les réexploiter avec Mayumi (l'évidage façon vitrail, le fait de peindre sur des journaux ...). Les enfants ont passé un bon moment je crois, on lâchait Isao qaund il n'y avait pas d'escalier, outre les tableaux, Mayumi explorait les cheminées ... Il y a aussi queleques sculptures qui sont là en permanence, je les faisais toucher à Isao, leurs différents matériaux, leurs aspérités ... Par contre, il a eu un franc mouvement de rejet, de peur, envers la sculpture d'une sorte de squelettedecheval noir sans tête, c''était très net, on est bien vite passé à autre chose ...
Le Prince a même conseillé la visite de cet endroit à une de ses anciennes collègues, artiste mais pas du tout amatrice d'abstrait, juste pour l'ambiance du lieu ...
En sortant, on a passé un petit moment dans la chapelle à côté (plus utilisée), qui offre elle aussi ce sentiment paisible de dépouillement (pas de siège qui encombre le passage ...). Alors que l'on y restait un peu le temps qu'une averse cesse, Mayumi au contraire est sortie danser sous la pluie, le visage offert au ciel ...
Après le prieuré, nous avions idée de visiter une autre exposition dans la même ville mais il était trop taard. Il s'agissait d'artisanat indonésien. Dommage ... Cela nous a au moins permis d'admirer les superbres rosiers en arbres du jardin de la médiathèque, "ch'l'endroit pour argarder ches lif" comme nous l'a indiqué un passant.
Après ça, on a poussé jusqu'aux éoliennes. Mayumi aime bien les éoliennes. On est monté en haut de l'escalier, le vent soufflait fort, il fallait s'accrocher ! Isao regardait de tous ses yeux. Le Prince a sorti le cerf-volant (toujours dans le coffre), il était tracté tellement ça soufflait ! Il nous a fait sa démonstration d'acrobaties, encore une fois, Isao regardait partout ! Après, lePrince s'est mis genoux, pour que Mayumi puisse tenir avec lui les poignées, résultat : ils ont été entraînés tous les deux, ils se sont étalés par terre ! Mayumi a une tite blèque. Pendant qu'il s'amusait encore un peu, Mayumi a pénétré le champ d'orge, Isao a joué avec les silex, on a cherché des cailloux bleus ...
Le vent, ça creuse ! On a été manger au kebab le plus proche. Mais pourquoi s'évertue-t-on toujours à proposer de la viande dans les menus de Mayumi ? Et une sauce blanche délicieuse avec une pointe de menthe, on voit pas ça dans tous les kaebab ...
Bref, nous voilà repartis, Isao dort.
Il est encore tôt, on décide malgré tout d'aller sur les lieux des feux de la Saint-Jean, il y en avait deux ce soir-là. Mais le soleil ne se couchera pas de sitôt, on va pas attendre comme ça ... Un petit tour autour de l'étang où il y a eu un concours de pêche, pour Mayumi et le Prince, moi je reste avec le dormeur. Tant pis, on rentre, peut-êter une séance de rattrapage la semaine prochaine ? Après tout, l'après-midi a déjà été bien chargée !
Isao sera transféré directement au lit, Mayumi lira quelques albums avec moi ou le Prince.
Ce soir-là, à Amiens se jouait la pièce de théâtre Mars et Vénus, issue des livres sur le couple "le hommes viennenet de mars, les femmes viennnent de vénus". Deux fois qu'on la rate ... Mais sans regret, on a passé une bonne journée.
Un dernier point sur Isao : il ne se lasse pas de jouer à coucou-beu, avec tout ce qu'il trouve. Il dit "beuuu" et on devine son "coucou" même sil est moins systématique et ressemble plus à "caca". Il fait l'indien tout seul pour imiter son papa, en tapant sur sa bouche avec sa main pendant qu'il fait "aaa". Il dit "clé" quand il en voit.
Le shopping du jour :
- des albums d'Emile Jadoul
- des éléments de dînette ultra réalistes, pour une fois le plastique vaut mieux que les autres matériaux (sauf les fruits et légumes qui restent pas terribles) : fromages, charcuterie, j'ai aussi vu une tarte impressionante à l'école.
- une trottinette (bientôt un topo sur les véhicules)
- des blocs magnétiques, à défaut de trouver le jouet de tonton Thomas quand il était petit
- des feuilles de canson noir pour y évider des vitraux, un cutter
- Artisanat indonésien : une voiture à tirer / un puzzle 1er âge / maman lézard et son bébé à roulettes
- le Dvd de la pièce "Mars et Vénus"
---------------------------------------------
Aujourd'hui c'était aussi l'anniversaire d'Elsa, en pleine forme à tous les niveaux malgré ses antécédents ...
L'occasion de faire partager mes recherches concernant les prématurés.
Cocon pour un positionnement idéal
Coussin de positionnement pour varier les positions
Des matelas à mémore de forme ici ou là
Une peau de mouton synthétique sous un drap, pour garder la chaleur
Des petites choses qui peuvent avoir un impact positif sur leur développement : stimulation olfactive par l'odeur de maman ou un parfum de vanille sucrée sans allergène, stimulation auditive par des bruits blancs, des bruits utérins, du Mozart, ou maman qui chante, stimulation tactile par le massage et mouvements de yoga et de psychomotricité, une fausse main pour remplacer celle de papa ou de maman dans la couveuse
une tétine pour les besoins de succion, des séances d'ostéopathie
Une couveuse en forme d'oeuf, une webcam dans la couveuse
Un couvre-couveuse double-face (jour ou nuit)
Des t-shirts pour pratiquer la méthode kangourou avec maman ou papa : ici ou là
un tire-lait pour essauer d'allaiter quand même, des dopants pour la lactation, un dispositif d'aide à la lactation '(DAL) si le bébé n'arrive pas à téter
Des habits rien que pour eux, des patrons, des super body sans enfilage
Pour les aînés, un livre pour expliquer tout ça, et la couveuse des playmobil
C'était une journée chargée, samedi ... Rien que le matin, on avait trois options possibles ...
Il y avait les 10 ans de l'association "Les chatons" où viennenr régulièrement s'amuser les enfants d'âge préscolaire.
Il y avait les lectures pour les petits à la bibliothèque, sur le thème des albums d'Emile Jadoul.
Mais finalement, c'est la visite de l'école maternelle qui a eu nos faveurs !
D'abord, nous étions tous assis sur des bancs autour de la salle de motricité (la salle de gym quoi), on a retrouvé le papa de Naofel et Malih. Naofel, déjà grand, crânait en dévoilant tous les secrets de cette salle aux petits. Très à l'aise, Mayumi occupait l'espace en courant dans tous les sens, Isao en gambadant, et moi en allant le chercher régulièrement, quand les gens qu'il allait embêter commençaient à jeter des regards autour d'eux en mode "mais il est à qui ?". Beaucoup d'enfants chahutaient un peu comme ça, beaucoup aussi restaient cachés dans les jupes de leurs mamans, et ni l'un ni l'autre ne semblait être un problème. Le monsieur a expliqué des trucs, distribué des papiers et puis après, comme il est le directeur du groupe maternelle + primaire, il était content de nous faire visiter TOUTE l'école, imaginez une bonne trentaine de parents bavards, gérant comme ils pouvaient leurs bambins de tous les âges traverser en file indienne des couloirs ... J'ai quand même pu noter que les affiches dans les couloirs, sont accrochées bien au dessus de la ligne du regard d'un adulte, alors pour un enfant ...
Bref, nous voilà ENFIN lâchés dans l'école maternelle. On commence par la cantine : les petits lavabos, les porte-manteux, les petites tables avec leurs petites chaises, Mayumi teste, approuve.
Ensuite, le dortoir : des petits hamacs ! L non, Mayumi veut pas tester.
Mayumi n'arrête pas de me dire "t'as vu j'ai pas peur moi des gens". Oui ma grande, j'ai vu.
Ensuite, ah ! quand même ! Une classe ! C'est à partir de ce moment que j'ai perdu mes enfants ... Mayumi est partie construire des tours, puis, sur mon incitation, elle avait pas vu ce coin, jouer à coucher les poupées / préparer à manger, puis ensuite à la ferme. Isao a été draguer les tites gonzesses, essayer de faire des construtions, et faire caca aussi. Moi je furetais dans tous les coins, je posais des tas de questions à la maîtresse : une journée type, suivi des journées des enfants ... D'abord bondée, la classe commence se vider, je propose à Mayumi de ranger un peu le coin des constructions, ce qu'elle fait de bonne grâce. Je la convainc d'aller voir l'autre classe quand même, à peu près la même mais plus grande. DDès l'entrée, mes yeux sont attirés par un jouet que mon ptit frère avait quand il était petit ! Un jeu de construction magnétique. Grande bouffée de nostalgie ... j'ai envie de jouer ! Cette fois, j'attire l'attention de Mimi sur tout le matériel pour les activités manuelles, sur les étiquettes avec les prénoms des enfants, le calendrier ... Mais c'est irrépressible, faut qu'elle aille faire la cuisine ! Elle se trouve même un collier. Isao entrprende de décoller une feuille du mur. Bon, on va y aller hein ...
On s'arrête voir les petits toilettes, 3 pour les pipi debout, 3 pour les pipi assis. Justement, Mayumi s'aperçoit qu'elle a envie de faire pipi, et entreprend de tester tout ça, mais à condition que la dame sorte. Il y a même une petite douche "en ca s de gastro".
On va ensuite dans la cour de récré. Ô joie ! Une petite cabane au milieu ! Mayumi adore les petites cabanes ! Elle essaie toujours de me convaincre que, mais si, dans le coin du jardin, il y a de la place pour mettre une petite maison ... Oui mais non. Bon. Après, elle essaie maladroitement une trottinette. Mademoiselle maîtrise l'aquilibre parfaitement sur sa draisienne, elle pourrait apprendre à faire du vélo, mais elle sait pas faire de la trottinette ... Elle repère une toute petite fille qui pédale comme elle peut un vélo avec un siège derrière, elle lui demande si elle peut s'installer, c'est ok, la petite fille peine visiblement avec ce poids supplémentaire, mais elle assure !
Bon cette fois, il faut partir, on est les derniers ! Isao est épuisé, il a loupé sa sieste du matin !
Le moteur n'est pas encore en marche qu'il dort déjà. Je me retourne vers Mimi, qui sourit encore. Je lui fait part de mes impressions, bien meilleures que pour l'autre école, je constate aussi qu'elle s'est drôlement bien amusée, tout ça. Je glisse qu'on a sans doute trouvé la bonne école pour elle. Et là, impressionnat changement de visage. De lumineuse et souriante, elle se referme : "non !". Bon, on a encore le temps d'y réfléchir de toute façon.
Note : je ne me plie pas à ce "non", je ne suis pas à sa botte. Je lui demande son avis, elle est bien petite pour décider mais pas pour avoir un avis. Pour nous, l'école c'est une option possible, pas une obligation.
L'après midi, Mayumi a fait une bonne sieste avec le Prince, j'ai même dû les réveiller.
On a pris la route pour le prieuré d'Airaines. C'est un endroit magnifique, paisible, zen comme on dit, minimaliste ... reposant ! Y sont présentées chaque année les oeuvres d'un artiste du XXe siècle. Cette année, ce sont celles de Gérard Titus-Carmel. Chaque salle a un univers qui lui est propre : des herbiers (dont un immense assemblage de toiles qui prend tout un mur), des nielles o chacun de nous a vu ce qu'il voulait, et les maquettes de vitraux, ce que Mayumi a préféré. Ce sont des toiles recouvertes de papier noir aux formes évidées, elles sont exposées au grenier, quand on monte, leur luminosité est frappante ! J'ai pris note de quelques techniques pour peut-être les réexploiter avec Mayumi (l'évidage façon vitrail, le fait de peindre sur des journaux ...). Les enfants ont passé un bon moment je crois, on lâchait Isao qaund il n'y avait pas d'escalier, outre les tableaux, Mayumi explorait les cheminées ... Il y a aussi queleques sculptures qui sont là en permanence, je les faisais toucher à Isao, leurs différents matériaux, leurs aspérités ... Par contre, il a eu un franc mouvement de rejet, de peur, envers la sculpture d'une sorte de squelettedecheval noir sans tête, c''était très net, on est bien vite passé à autre chose ...
Le Prince a même conseillé la visite de cet endroit à une de ses anciennes collègues, artiste mais pas du tout amatrice d'abstrait, juste pour l'ambiance du lieu ...
En sortant, on a passé un petit moment dans la chapelle à côté (plus utilisée), qui offre elle aussi ce sentiment paisible de dépouillement (pas de siège qui encombre le passage ...). Alors que l'on y restait un peu le temps qu'une averse cesse, Mayumi au contraire est sortie danser sous la pluie, le visage offert au ciel ...
Après le prieuré, nous avions idée de visiter une autre exposition dans la même ville mais il était trop taard. Il s'agissait d'artisanat indonésien. Dommage ... Cela nous a au moins permis d'admirer les superbres rosiers en arbres du jardin de la médiathèque, "ch'l'endroit pour argarder ches lif" comme nous l'a indiqué un passant.
Après ça, on a poussé jusqu'aux éoliennes. Mayumi aime bien les éoliennes. On est monté en haut de l'escalier, le vent soufflait fort, il fallait s'accrocher ! Isao regardait de tous ses yeux. Le Prince a sorti le cerf-volant (toujours dans le coffre), il était tracté tellement ça soufflait ! Il nous a fait sa démonstration d'acrobaties, encore une fois, Isao regardait partout ! Après, lePrince s'est mis genoux, pour que Mayumi puisse tenir avec lui les poignées, résultat : ils ont été entraînés tous les deux, ils se sont étalés par terre ! Mayumi a une tite blèque. Pendant qu'il s'amusait encore un peu, Mayumi a pénétré le champ d'orge, Isao a joué avec les silex, on a cherché des cailloux bleus ...
Le vent, ça creuse ! On a été manger au kebab le plus proche. Mais pourquoi s'évertue-t-on toujours à proposer de la viande dans les menus de Mayumi ? Et une sauce blanche délicieuse avec une pointe de menthe, on voit pas ça dans tous les kaebab ...
Bref, nous voilà repartis, Isao dort.
Il est encore tôt, on décide malgré tout d'aller sur les lieux des feux de la Saint-Jean, il y en avait deux ce soir-là. Mais le soleil ne se couchera pas de sitôt, on va pas attendre comme ça ... Un petit tour autour de l'étang où il y a eu un concours de pêche, pour Mayumi et le Prince, moi je reste avec le dormeur. Tant pis, on rentre, peut-êter une séance de rattrapage la semaine prochaine ? Après tout, l'après-midi a déjà été bien chargée !
Isao sera transféré directement au lit, Mayumi lira quelques albums avec moi ou le Prince.
Ce soir-là, à Amiens se jouait la pièce de théâtre Mars et Vénus, issue des livres sur le couple "le hommes viennenet de mars, les femmes viennnent de vénus". Deux fois qu'on la rate ... Mais sans regret, on a passé une bonne journée.
Un dernier point sur Isao : il ne se lasse pas de jouer à coucou-beu, avec tout ce qu'il trouve. Il dit "beuuu" et on devine son "coucou" même sil est moins systématique et ressemble plus à "caca". Il fait l'indien tout seul pour imiter son papa, en tapant sur sa bouche avec sa main pendant qu'il fait "aaa". Il dit "clé" quand il en voit.
Le shopping du jour :
- des albums d'Emile Jadoul
- des éléments de dînette ultra réalistes, pour une fois le plastique vaut mieux que les autres matériaux (sauf les fruits et légumes qui restent pas terribles) : fromages, charcuterie, j'ai aussi vu une tarte impressionante à l'école.
- une trottinette (bientôt un topo sur les véhicules)
- des blocs magnétiques, à défaut de trouver le jouet de tonton Thomas quand il était petit
- des feuilles de canson noir pour y évider des vitraux, un cutter
- Artisanat indonésien : une voiture à tirer / un puzzle 1er âge / maman lézard et son bébé à roulettes
- le Dvd de la pièce "Mars et Vénus"
---------------------------------------------
Aujourd'hui c'était aussi l'anniversaire d'Elsa, en pleine forme à tous les niveaux malgré ses antécédents ...
L'occasion de faire partager mes recherches concernant les prématurés.
Cocon pour un positionnement idéal
Coussin de positionnement pour varier les positions
Des matelas à mémore de forme ici ou là
Une peau de mouton synthétique sous un drap, pour garder la chaleur
Des petites choses qui peuvent avoir un impact positif sur leur développement : stimulation olfactive par l'odeur de maman ou un parfum de vanille sucrée sans allergène, stimulation auditive par des bruits blancs, des bruits utérins, du Mozart, ou maman qui chante, stimulation tactile par le massage et mouvements de yoga et de psychomotricité, une fausse main pour remplacer celle de papa ou de maman dans la couveuse
une tétine pour les besoins de succion, des séances d'ostéopathie
Une couveuse en forme d'oeuf, une webcam dans la couveuse
Un couvre-couveuse double-face (jour ou nuit)
Des t-shirts pour pratiquer la méthode kangourou avec maman ou papa : ici ou là
un tire-lait pour essauer d'allaiter quand même, des dopants pour la lactation, un dispositif d'aide à la lactation '(DAL) si le bébé n'arrive pas à téter
Des habits rien que pour eux, des patrons, des super body sans enfilage
Pour les aînés, un livre pour expliquer tout ça, et la couveuse des playmobil
Inscription à :
Articles (Atom)