mardi 12 juillet
Mayumi s'étant couchée tard (qui a dit comme d'hab ?), on l'a laissée se réveiller seule dans la mesure d'une heure raisonnable. 10h, le temps d'un gros pipi, d'un bib, et hop 10h30 en voiture ! Elle est donc partie en pyjama.
On est arrivés, avec Babou et Thomas, vers midi chez Emilie. L'idée de départ, c'était de la voir enceinte. C'est le genre de choses auxquelles j'accorde de l'importance, même si ça n'est pas réciproque. Enfin en fait ça va quand même un peu plus loin que de juste "voir" enceinte hein, c'est plus profond, plus spirituel, et puis quand même ça m'aurait fait drôle d'aller voir le bébé que mes yeux aient pu se rendre compte qu'il est en route !
Bon ya pas à dire, elle est en fin de grossesse ... ça se voit !
On a pique-niqué vite fait, Mayumi était contente de revoir "son" chien Jo, même si elle aurait souhaiter en profiter plus.
Isao a fait son inspection générale avant l'accouchement : ya encore pas mal de choses à virer dans cet intérieur design ! Du coup, je lui ai fait parvenir ça.
Alors voilà, ça c'était l'idée de départ.
Mais elle habite loin quand même Mimile ... On va quand même pas refaire une heure et demi de route une heure et demi après notre arrivée ! Et pas question de rester la journée, moi ça m'aurait pas plus à ce terme de la grossesse ...
Alors, on a été ... à l'aqualud ! Et ouais ...
Déjà je suis contente, parce que la plus grosse inquiétude, c'était pour les siestes d'Isao, et ça c'est super bien goupillé : il a dormi tout l'aller, puis tout le trajet entre Mimile et Le Touquet. Pas très loin, mais entrés dans la ville, il y a la circulation, une place de stationnement à trouver ... Parfait donc.
Déjà 15h ! On se résout à se garer au parking payant. Chic ! 2 places côte à côte ! Profitons de ce qui semble être de la chance, profitons de Thomas qui n'a jamais d'amende (non non jamais) - de toute manière l'horodateur prend pas la carte : on mettra pas nos 8eurosX2 dans l'horodateur, on mettra rien du tout ! Oh la provoc ...
Alors nous vlà à l'aqualud. ça coûte un bras. Payant à partir d'un mètre. Et merde, Mimi faisait 1m05 au dernier recensement ... Attends mets-toi devant la toise voir ... Eh ! Même avec ses baskets, elle est juste sur le trait ! Bon, mets-toi dans les bras de tonton, et tasse toi un peu ma grande, heu ... ma petite. Voilà ! Très bien. C'est parti. Vestiaire, casiers. Refilage du bébé à tonton pour la douche (c'est les garçons avec les garçons hein).
Suis un petit quart d'heure disons ... décontenancé. Un peu déçus par la météo, qui permet pas trop de profiter des installations extérieures, et du coup, ça nous semble bien petit, surtout vu le prix. Malgré tout, un passe un certain temps à se chercher les uns les autres. Décision est prise : on se retrouvera toujours au jacuzzi. ça c'est fait. Allez on profite.
On y a d'ailleurs passé un certain temps dans le grand jacuzzi ! A 5, 4, 3 ou juste 2, on y revient toujours. Bain à bulles à 37°, ça le fait ! Dès qu'Isao semble se refroidir, on l'y plonge jusqu'aux épaules, c'est instantané !
Il y a aussi la piscine intérieure en elle-même et ses plaisirs simples : nager, courir, sauter dans l'eau, faire plouf-plouf, grimper sur tonton ...
Et toutes les demi-heure environ, une corne de brume annonce les vagues dans le bassin. La première fois qu'on entend la corne, le plus surprenant, c'est la clameur générale. Pis voilà les vagues, de vraies grosses vagues. On a testé l'option 1 : sauter dans les vagues, et l'option 2 : s'asseoir juste au bord du bassin, où il n'y a presque pas de fond, et se laisser masser par le ressac. Isao a bien aimé ça, je le tenais debout, les vagues, en fin de course pourtant, lui arrivaient encore au torse, ça le faisait bien rigoler.
Il y a aussi la pataugeoire aménagée, avec son eau à plus de 30°. Isao y a passé deux bons moments. Une fois où il s'est éclaté à essayer tant et tant de remonter la pente d'un toboggan, et une autre fois où il marchait (tenu) jusqu'à un petit escalier, le montait seul, arrivé en haut se retournait pour passer ses pieds en premier sur la pente, glisser, et recommencer, une bonne quinzaine de fois.
Et puis il y a les toboggans. Les noms sont de moi.
Celui de "la rivière" où l'on est entraîné, par paliers, par un courant. ça va pas trop vite, on peut faire des pauses, c'est pas trop profond, et pas trop d'attente non plus. Mayumi a adoré ça. Elle l'a fait 6 ou 7 fois, accompagnée par l'un ou l'autre.
Il y a "le bobsleigh" dehors. Bon ça caille. Enfin ya pire, mais ça caille. Surtout qu'il faut monter assez haut, ça caille encore plus. Par contre, il n'y a presque pas d'attente. Et l'eau, elle, n'est pas très froide en fait, c'est le vent qui refroidit. On monte haut donc, puis on glisse, franchement comme un bobsleigh, en montant sur les parois ! Vraiment marrant ! Mimi l'a fait deux fois, avec Thomas et moi. A peine en bas du toboggan, encore tout sourire parce que quand même, c'est marrant, on fonce à l'intérieur, et hop, dans le jacuzzi pour se réchauffer.
Il y a "les 8". C'est Mayumi qui appelle ça comme ça, parce qu'on monte deux par deux sur des matelas à 2 trous, donc en forme de 8. Par contre là il y a de l'attente. Et qu'est-ce qui vaut cette attente ? Un tunnel tout noir, avec juste des flashes lumineux, qui zig-zague assez vite. Ben elle a même pas eu peur ma cocotte ! Elle l'a fait deux fois, un coup avec moi, un coup avec tonton. Elle voulait encore, mais c'est vraiment trop long d'attendre.
Et il y a "la chasse d'eau". Attente aussi. Et là c'est pas pour les petits. ça commence par une descente à 50 km/h. Difficile de retenir un cri ! et de là, on est propulsé dans une sorte d'immense cuvette de toilettes, où l'on tourbillonne bêtement sans pouvoir rien faire ... Entre le toboggan et la cuvette, moi je me suis claquée l'arrière du crâne, ça m'a bien secoué le cerveau quand même. On se rapproche du trou central, où quant à moi, je suis tombée tête la première et sur le dos, pour atterrir dans une fosse de 2 mètres de profondeur. Où j'ai réussi à perdre mes lunettes. Un peu assommée, j'arrive à sortir de l'eau, mais le maître nageur n'avait pas trop l'air d'avoir envie de se mouiller : il m'indique approximativement où sont mes lunettes, car forcément je ois rien, et c'est à moi de plonger. Bilan : une belle attraction à sensations, mais une seule fois c'est bon pour moi.
Un peu moins de 3 heures dans l'eau.
Mayumi s'est clairement éclatée.
Isao n'était pas juste là en mode "yélayéla", il a vraiment profité, sans se lasser.
Et tous les deux ont bien profité de tonton.
Alors tout le monde est content.
En plus on n'a pas eu de PV.
Petit goûter pastèque-muffins sur le parking, et nous revoilà partis pour la Picardie.
On a écouté dirty dancing. Isao a dormi. On s'est arrêtés au macdal pour nourrir notre papa chéri.
Et Mayumi a encore trouvé la force de réussir pour la première fois son cadre de boutons.
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