Une vraie matinée de dimanche sous le signe de la glandouille, de l'attente, oreille tendue de la camionnette du boulanger (qui jamais ne viendra), du wazingage collectif.
Puis, juste après le repas, ça y et, on e met en route. Direction : le Havre.
Avec après la longue route mais qui passe vite (surtout pour certains, hein Zaw ?), première halte obligée au port. Industriel, le port. Isao a ADORE regarder les bateaux. Il les avait repéré de bien loin, et s'agitait tant qu'il pouvait au fur et à mesure que l'on approchait à pieds. Il se trémoussait, pointait, nous apostrophait ... Et je parle même pas des mouettes qui se sont posées à 3 pas de nous ...
Rien que pour un beau sourire comme ça, les 140 m valaient la peine d'être parcourus.
Mais après notre passage au museum d'histoire naturelle, on ne peut qu'en être convaincus. Car au museum, il y a la nouvelle exposition "Savane".
Mimi a d'abord participé à un petit atelier, avec 6 autres gamins. Un type leur a raconté une histoire avec des images projetées sur écran : l'histoire du lion qui ne savait pas écrire.
On peu trouver des images de cet album là, là, là, là, là (cliquer sur "feuilleter"), là, là, là et là (ya pu qu'à remettre l'histoire dans l'ordre).
En prime, Mayumi a poussé le plus réussi des rugissements.
Ensuite, l'animateur leur a fait toucher les dents de plusieurs crânes d'animaux : babouin, lion, crocodile, hippopotame ; le bec et les serres d'un rapace empaillé, des peaux de lionne, de guépard et de caïman, les griffes d'un lion encore montées sur le squelette d'une patte (ça, elle a pas voulu toucher).
Après, c'est l'expo en tant que telle. Plein la vue avec des photos immenses de tout un tas d'animaux, pris sous toutes les coutures, dans toutes les situations. C'est un peu thématisé : une salle avec les lions et les massai, une pleine de flamants roses, une avec des herbivores et des hyènes ...
Et, parmi toutes ces photos, des animaux naturalisé. C'est vraiment très impressionnant de se rendre compte de la taille de ces bêtes. On nous a expliqué leurs provenance, tous sont morts de maladie ou de vieillesse, le museum a des partenariats avec des zoos, des réserves, mais aussi avec les douanes qui interceptent des peaux. Il y en a qui sont statiques : le crocodile, le rhinocéros ... et d'autres qui pour l'éternité ont figé leur mouvement, des sauts souvent, suspendus donc à des hauteurs réalistes tout à fait impressionnantes : lionnes, antilopes. Et beaucoup d'autres encore : gnous, hyènes, porc-épic, oryctérope, beaucoup d'oiseaux de toutes les taille. Et l'immense girafe.
Il y a aussi des planches d'insectes, une ruche dont le tunnel d'entrée est relié à une ouverture sur l'extérieur du musée (car les massai élèvent des abeilles), pas mal d'objets massai aussi, on peut même s'installer pour un film.
Pis il y a tout l'aspect ludique : des carrés de tissu écossais à disposition pour se parer comme les massai, des carnets de questions, des panneaux de questions à hauteur d'enfant dans toutes les salles, des agrandissements de pelages sur des volets à soulever pour deviner à qui ils appartiennent (un peu à la manière de ce livre), des pelages à toucher, des figurines schleich, des mémo, des puzzles, j'en oublie sûrement d'autres ... des albums à disposition dans un coin lecture, et ... une clinique vétérinaire. Un grand mur tendu d'une toile photo panoramique, une grande surface de faux gazon, tout un tas de peluches d'animaux, et à disposition : seringues, stéthoscopes, bandages, mais aussi de la dînette très réaliste : poulet, poissons, tranches de viande ou rôti ... Gros succès forcément.
Pis encore une animation. Dans une pièce sombre, Mimi et son papa, avec d'autres enfants et leurs papas, ont écouté pendant 3/4 d'heure des cris d'animaux de la savane. Pas facile de reconnaître qui est qui, contrairement à ce que l'on pourrait penser. Bon, tout le monde a reconnu la hyène. Mais le lion par exemple, il ne fait pas que rugir ! Selon son humeur, il fait d'autres bruits pas facile à lui attribuer. Et ne parlons pas du rhinocéros. Il paraît que dans leur pénombre, ils ont aussi entendu les cris d'un ptit gars qui s'éclatait tant qu'il pouvait avec d'autres bébé et bambins ... Pour rester dans le ton, Isao, quand il marchait à 4 pattes, le faisait avec un drôle de déhanché, on aurait dit un éléphant ... Mais il a beaucoup marché aussi. Il se sauvait dans les couloirs, essayait de passer sous les fils qui délimitent les animaux naturalisés, il a dégommé toutes les cartes de mémo trop sagement rangées, a achevé les pauvres peluches déjà malades de la clinique vétérinaire ... Il a fait le séducteur aussi. Il y avait une charmante petite fille de presque on âge, ben il a essayé de séduire ... sa mère ! Il a commencé par lui offrir un biberon, puis un autre biberon, et comme il voyait bien que ça avait l'air de plaire à la dame, il revenait toujours vers la table, et l'on pouvait lire distinctement sur son visage "qu'est-ce qui ferait plaisir à la dame ?" Bon, il a choisi un steak. on a aussi bien profité de l'espace pour se rouler par terre. Il a baragouiné quelque chose qui voulait forcément dire "en haut" en désignant des escaliers.
A la sortie, on a marché jusqu'à la toute petite cathédrale du Havre. Mayumi a choisi des lumignons, un pour la maison, un pour mettre à la chapelle du village.
Et dans la voiture, elle a feuilleté longuement deux livres qu'on avait pensé à emporter : Comment les girafes disent-elles maman ? parce qu'il y a beaucoup d'animaux illustrés, même l'oryctérope, et aussi le livre de photos qu'un photographe lui a dédicacé et qu'on lui avait offert pour son anniversaire. Elle a passé beaucoup de temps à regarder les photos des carnivores en train de manger des herbivores.
Puis elle s'est endormie, Isao avait plongé depuis un bon moment déjà.
Le Havre, c'est une ville plutôt petite, avec une architecture moderne que l'on ne peut pas vraiment qualifier de charmante, un port de pêche forcément synonyme de pollution. Pis c'est une ville, donc forcément la circulation, le bruit ... pas trop notre truc quoi. Mais voilà : on aime le Havre. Faut pas chercher à comprendre. On s'est déjà dit qu'on y reviendrait.
N'oublions pas encore les deux anecdotes du jour :
- Dans la rue, Mayumi bloque net, observe, fronce les sourcils. "c'est quoi ça ?" Une cabine téléphonique. ça nous rajeunit pas !
- Et dans la voiture, Mayumi entend trois notes à la radio et réclame du son parce qu'elle "aime bien celle-là".
Dernier petit topo sur Isao
- Môsieur veut une assiette pour manger. Avant, on mettait juste directement sur la table, 3 ou 4 morceaux qui lui étaient destinés, régulièrement renouvelés. Ben maintenant, il veut une assiette comme nous. Des fois elle valdingue. Des fois (souvent) il continue de manger sur le table, mais il veut une assiette. Il y met ses 4 bouchées, les ressort, les remet.
- Il se mouche vraiment très bien. Sur demande, mais tout seul aussi, dès qu'il trouve quelque chose qui ressemble à un mouchoir (par exemple : une chaussette). Et ya vraiment de la morve qui sort ! C'est adorable ... Nan ?
- on lui a sorti ses chaussures taille 20. des tites baskets noires à scratch qui paient pas de mine mais dont la semelle est hyper souple.
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