lundi 9 mai 2011

Coucou grand-père !

Au lever ce matin, nous avons eu une explication à la forte fièvre d'Isao il y a quelques jours : il était couvert de boutons ! La roséole ! 
Je me suis douchée avec Mayumi. Quand nous avons la chance de partager ce matin, nous avons un petit rituel que nous apprécions autant l'une que l'autre : nous terminons la douche par des jets d'eau de plus en plus froide. Un jet vers les 30°, puis 25°, puis 20°, voire moins. Pour ce qui est de s'habiller, Mayumi commence à être coquette : elle ne veut pas mettre de gilet afin de ne pas cacher les motifs de ses robes ou de ses maillots ! Argumentation, persuasion, et puis aussi, zut alors, le fait qu'on soit ses parents ... elle finit toujours par mettre son gilet, et hier, j'ai été toute retournée (l'envers vaut l'endroit) de voir qu'un gilet qui à l'automne dernier lui arrivait un peu au dessus des genoux lui arrive maintenant au milieu des fesses.

 Depuis le jet des cendres de Robert à la mer le 8 mai 2009, nous avons décidé de passer tous les 8 mai à la mer ou dans un endroit en rapport avec la mer. L'an dernier, nous avions été à Nausicaa, et ensuite nous avions mangé chez Jano et Chantal. Nous retournerons à nausicaa, peut-être l'année prochaine. Nous avons lancé l'idée d'une année sur deux mais rien n'est figé. Il y a aussi mareis mais quand Mayumi sera un peu plus grands (vers 5 ans je pense).
 8maichezchantaletjano.jpg Le 8 mai l'année dernière
courant1.gif la carte des courants marins : Robert disait qu'il ferait ainsi le tour du monde !

Cette année, nous avons choisi de rejoindre Carine et Yannick vers une destination qui soit à peu près équivalente en distance pour chacun d'entre nous. Ils devaient venir avec les chiennes mais Circa était mal en point ...
Au tout début du trajet, la chanson de Robert "don't worry be happy" nous a accompagnés.


Voici ce que j'ai trouvé à propos de cette chanson sur wikipedia : "Septembre 1988 : "Don't Worry, Be Happy" devient la première chanson a cappella à atteindre la première place des ventes aux Etats-Unis, et à conserver deux semaines ce classement. En Grande Bretagne, la chanson atteint la deuxième place, et ce pendant 5 semaines. Elle remporte le Grammy award 1989 dans les categories “chanson de l’année”, “album de l’année” et “meilleur interprète pop masculin ». L’album deviendra « Simple pleasures » deviendra triple disque de platine. Le titre « Don’t worry, be happy » s’inspire d’une expression du mystique indien Meher Baba. Cette phrase figurait sur des posters dans les années 60. En 1988, Bobby McFerrin en remarque un dans l’appartement du groupe de jazz  Tuck end Patti à San Francisco. Inspiré par le charme et la  simplicité de cette philosophie en 4mots, il écrit le tube que l’on connaît, d’abord pour la bande originale du film « Cocktail » en 1987." 

Pour en revenir au trajet, Isao a babillé un peu, il terminait certaines de ses phrases en rigolant, on aurait dit qu'il racontait des blagues ! Puis il a commencé à se tenir l'oreille comme un chanteur corse : il a dormi jusqu'à l'arrivée. Nous nous sommes retrouvés à l'auberge de la Salette à Groffliers. Malgré le léger vent, nous avons demandé à prendre le dessert dans le jardin, pour laisser plus de liberté aux enfants. Nous avons échangé les bonnes nouvelles, ce fut un agréable moment.
Nous avons repris la voiture pour quelques kilomètres et avec Mayumi nous parlions des bébés dans les utérus de tata Emilie et de tata Alicia, et de ceux qui sont déjà nés comme Gabrielle et Martin. Du coup, elle s'est mise à me parler de son bébé ours qui s'appelle aussi Martin, disant qu'il venait juste de sortir de l'utérus de sa maman. Et c'est qui sa maman ? "ben c'est moi" qu'elle m'a répondu. Les aller-retours entre ses emplois de la 1ere et de la 3e personnes sont amusants ...
 Nous avons été à Berck plage. Les conditions semblaient taillées exprès pour plaire à Jonathan : pas de circulation, deux places côte à côte pour se garer, à 50 mètres de la digue, un temps ni trop chaud, ni trop froid ... nous n'avons pas regretté notre choix du programme de la journée ! Isao s'était endormi dans la voiture. Je suis donc restée un peu avec lui pendant que les autres allaient planter le parasol. ça m'a permis de lire deux chapitres de mon fameux dernier tome des enfants de la Terre. Quand il s'est réveillé, je l'ai assis sur le coffre de la voiture pour préparer l'écharpe, mais il m'a fait comprendre qu'il avait faim. Il était juste à la bonne hauteur ! C'est un de ces moments que j'aime à photographier dans ma mémoire ...


A la plage, Mayumi a été immédiatement et irrémédiablement attirée par la mer : elle s'amusait comme une folle à sauter au dessus des vagues, et bien que nous avions prévu de ne mouiller que les jambes, du fait de la tempérture de l'eau très ... disons bonne pour la circulation, ben elle l'a fait, elle s'est baignée ! Bon après elle avait froid forcément, elle était radieuse mais elle avait froid. Je l'ai frictionnée et je lui ai proposé de courir autour de nous, ben ça marche ! Elle a passé l'après-midi les fesses à l'air avec juste son maillot anti UV reçu pour Pacques. Tata Carine l'emmenait remplir son seau de sable mouillé, le Prince démoulait, Mayumi décorait avec des coquillages ces "châteaux de princesse". Elle m'a demandé si elle pouvait aller chercher de l'eau dans son arrosoir. La mer était assez loin mais elle n'a pas hésité ! Je lui avais assuré que même si elle ne nous voyait plus, nous on la voyait. Elle est restée un long moment accroupie au bord de l'eau, puis a fini par revenir avec presque rien dans l'arrosoir ... Elle a voulu y retourner plus tard, mais malgré son "ne t'inquiète pas, je vais revenir", on a préféré qu'elle reste cette fois.

Pour Isao, c'était sa première plage ! Il avait lui aussi revêtu son maillot anti-UV, dont la coupe lui donnait une allure de grand. Il s'est montré très à l'aise avec cette matière qu'il ne connaissait pas en telle quantité, très à l'aise aussi avec Carine et Yannick, les escaladant sans autre formalité, très indépendant vis à vis de moi, me préférant tous les trésors enfouis : coquillages, bouteille d'eau, algues ... et s'éloignant de plusieurs mètres sans se retourner. Très "Godzilla" aussi selon l'expression de Yannick, pour détruire les patés. Ils ont bien tenté de lui enterrer les jambes pour l'immobiliser mais ça n'a pas marché du tout ! On a remarqué son attention quand il semblait comparer sable sec et sable humide, et il a aussi été intéressé par une équipe de mouettes qui s'étaient posées pas loin. Aussi, cela fait plusieurs jours qu'il me semblait l'avoir vu faire, mais cette fois-ci c'est sûr : il donne, c'est à dire qu'il met volontairement dans nos mains divers objets.
Avec Carine et Isao, nous avons ensuite marché un peu le long de la digue, Carine s'est offert une énorme boule de glace, et c'est Mayumi qui l'a finie ! Juste comme nous remballions, une averse s'est invitée, clôturant cette belle après-midi. A peine attachée, Mayumi s'est un peu empêtrée dans ses mots mais nous a fait comprendre que l'été dernier, en vacances avec Babou, après la plage, il fallait aller voir si le chien Jo n'avait pas fait pipi sur le canapé.

Le soir, Isao a passé un bon moment au piano. J'ai surpris les paroles de Mimi quand le Prince est monté lui faire un câlin : "Je t'aime, tu es gentil avec moi. Tu sais la maman de Poupée elle fait des efforts ! Tu veux que je te gratte ?"
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idées shopping du jour : le sable et l'eau
- pelle et râteau en métal / seaux de plage en métal / seaux de plage en bois
- des moules pour le sable (on en n'a pas !) / la marque Janod en fait en bois qui s'utilisent comme des emporte-pièces
- moulin à sable et eau
- pompe à eau montée sur seau
- camion benne et une sorte de château d'eau pour sable
- dinette des sables
- moules pour faire de vrais châteaux
- pelleteuse
- circuit d'eau Niagara composé d'un circuit de base waterplay, du port, de la plaque avec le ferry et de 4 bateaux
- doseur gradué 1 litre cylindrique et doseur gradué 1 litre cubique
- chantier de cnstruction maxi set powerworks (sable et eau) + engins de chantier
- grosse éponge
- outil de jardin + fleurs artificielles
- pot troué comme ceux de la faisselle / bouteille trouée
- "bateaux" (boîtes de margarine) + personnages
- gros pinceau
- coquillages /bois flotté / morceaux de verre poli / feuilles ... + quelques pegdolls
- seau avec verseur
- playmobil plage
weplay11th.jpg
Livres : 52 activités à faire à la plage / artiste de plage (land art) / et tout ce qui concerne les activites creatives avec des coquillages, galets, bois flotté ...
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Bobby McFerrin  Don't worry, be happy Here's a little song I wrote
You might want to sing it note for note
Don't worry, be happy
In every life we have some trouble
When you worry you make it double
Don't worry, be happy
Don't worry, be happy now
Oo, oo-oo-oo, oo-oo-oo, oo-oo-oo-oo-oo-oo
Don't worry
Oo-oo-oo-oo-oo-oo-oo
Be happy
Oo-oo-oo-oo-oo
Don't worry, be happy
Ain't got no place to lay your head
Somebody came and took your bed
Don't worry, be happy
The landlord say your rent is late
He may have to litigate
Don't worry, be happy
Look at me, I'm happy
Chorus
Voici une petite chanson que j'ai écrite
Tu as peut-être envie de la chanter en même temps que moi
T'en fais pas, sois heureux
Chacun dans a vie a des problèmes
Mais si tu t'en fais, tu les aggrave encore
T'en fais pas, sois heureux
T'en fais pas, sois heureux maintenant

Si tu ne sais pas où poser ta tête pour te reposer
Quelqu’un est passé, t'a pris ton lit
T'en fais pas, sois heureux
Ton propriétaire te dit que le loyer est en retard
Que tu vas peut-être devoir passer en justice
T'en fais pas, sois heureux
Regarde moi, je suis heureux
T'en fais pas, sois heureux

Tiens, voilà mon numéro de téléphone
Si tu as des soucis appelle moi
Je te rendrais heureux
T'en fais pas, sois heureux
T'as pas d'argent, t'as pas la classe
T'as pas de copine pour te faire sourire
Mais t'en fais pas, sois heureux
Parce que quand tu t'en fais
Ton visage se renfrogne
Et ca va déprimer tout le monde
T'en fais pas, sois heureux (maintenant)...

Voici une petite chanson que j'ai écrite
J'espère que tu vas l'apprendre en entier
Comme un brave petit garçon
T'en fais pas, sois heureux
Ecoute ce que je te dis
Attends-toi à des problèmes dans ta vie
Mais si tu t'en fais,
Tu les aggraves encore
T'en fais pas, sois heureux...

T'en fais pas, t'en fais pas, sois heureux
Dessine un sourire sur ton visage
Ne déprime pas tout le monde comme ca
T'en fais pas, ton problème va bientôt s’arranger, Quelqu'il soit
T'en fais pas, sois heureux

Give you my phone number
When you worry, call me, I make you happy
Chorus
Ain't got no cash, ain't got no style
Ain't got no gal to make you smile
But don't worry, be happy
'Cause when you worry, your face will frown
And that will bring everybody down
So don't worry, be happy
Don't worry, be happy now
Chorus
Now there, is this song I wrote
I hope you learned it note for note
Like good little children
Don't worry, be happy
Listen to what I say
In your life expect some trouble
When you worry you make it double
Don't worry, be happy, be happy now
Chorus
Repeat, ad lib.

 Traduction : T’en fais pas, sois heureux 

dimanche 8 mai 2011

zombie

 Isao avait été un  peu patraque hier et avait donc beaucoup dormi. Du coup, cette nuit ça allait mieux (enfin si l'on peut dire, il a vomi une fois) : il avait décidé que la nuit était finie à 2 heures ! Pour moi qui cumule les heures de sommeil en retard (je ma couche en moyenne vers 1h30 pour avoir du temps à moi), ça a été assez difficile ... J'ai été une sorte de zombie toute la matinée ! Cela fait deux soirs qu'Isao vomi, pour cause de trop-plein, lui même dû à l'énervement (il n'arrive pas à dormir, alors il tête), lui-même dû au fait qu'on l'ait senti barbouillé au niveau des intestins. ça a l'air réglé. Je lui ai donné sa tétine pendant la nuit, mais il n'a jamais su la téter, il ne voulait pas la lâcher, mais ça l'a occupé un peu quand même.

En fin de matinée, après que Mimi soit levée, j'ai tenté de m'étendre un peu dans le lit pendant qu'ils jouaient. J'entendais Mayumi qui veillait sur moi, en chuchotant (si !) elle barrait le chemin à son frère pour ne pas qu'il m'escalade, elle lui expliquait même calmement pourquoi, et elle me caressait la tête.
Nous avons vus nos futurs nouveaux voisins amener quelques cartons, ils ont un petit garçon autour des 2 ans. Mayumi a aussi reçu au courrier le livre de "Clochette et l'expédition féérique". Les enfants ont joué un moment chacun de part et d'autre de la porte d'entrée, Isao dedans à commenter semblait-il tout ce que faisait sa soeur à l'extérieur. Avnt de partir, Mayumi a réclamé "une très vieille coiffure" alors je lui ai fait celle de la princesse Leia, ça lui va drôlement bien !

L'après-midi, avec les enfants, nous avons été chez la famille Ajouz pour retrouver l'équipe d'organisation du festival. Nous avons abordé toutes sortes de thèmes, nous nous sommes partagés les affiches et flyers, et nous nous sommes répartis en ateliers manuels. J'étais à l'écriture des pancartes pour mettre sur les côtés des routes. Il y avait une petite fille de 8 mis et demi, que nous avons tenté de présenter à Isao, mais ce gros bourrin voulait lui "caresser" la tête. Elle était calée dans une sorte de parc bas,  ce que j'ai admiré car j'étais intimement persuadée que mon loulou à moi ne resterait jamais là-dedans (ni même en étant moins mobile : il aurait pleuré). D'ailleurs, ça c'est vérifié un peu plus tard, alors que la petite était dans une autre pièce avec son papa pour l'atelier "plastifiage", j'ai posé Isao dans ce truc pour qu'il regarde les jouets pendant que je faisais ma pancarte. En 40 secondes, il était passé au dessus, et cherchait des cailloux, et Mayumi avait pris sa place pour accompagner sa Poupée. Nous avons vu un poulain dans le jardin des voisins. Et en traversant le terrain, Mayumi m' a mise en garde bien fort "attention où tu marches, Poupée elle a fait sa crotte là".

Pendant ce temps, le Prince, qui ne travaille plus le samedi après-midi, a pu se reposer un peu, puis faire les deux vidanges, et nous l'avons rejoint pour nous occuper un peu du jardin. Le plus gros reste à faire : il faut bécher le parterre. Cette année le Prince a choisi d'y semer des melons, voyant que ça avait bien poussé chez monsieur le proprio l'an dernier. En attendant, nous avons repiqué deux jardinières de géraniums et rempoté le spathyphyllum. Mayumi a bien regardé les racines, et aussi les bébés araignées sur une toile tissée sur son gingko. Quand on les dérange un peu, on les voit tous se sauver le long de fils, minuscules, puis au bout de quelques minutes, ils se regroupent à nouveau. Mayumi s'est inquiétée de l'absence de leur maman. Quand le parterre sera bêché, nous récupérerons un peu de terre (on en n'a plus assez) pour une grande vasque où nous allons essayer de faire pousser des avocats et une patate douce. Nous y aménagerons un jardin de fée.

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lien pour débuter un jardin de fée : http://themagiconions.blogspot.com/2009/09/how-to-make-fairy-garden.html

J'ai ensuite essayé une nouvelle fois de me reposer un peu. Mayumi me chatouillait en faisant danser au dessus de moi des liens pour fermer les sacs poubelle, elle avait même composé une chanson pour l'occasion (pépé Roger, sors de ce corps !)

Le soir, c'est cette fois à 4 que nous avons repris la direction de la Grand rue, où toujours avec la même équipe nous mettions en commun un apéro dînatoire. nous avons pu goûter, entre autres, à de l'eau de rhubarbe, à une huile de noix maison et à des feuilletés au chèvre. Cette fois, Naofel et Malih étaient là, Mayumi s'est bien amusée avec eux, à les regarder, à jouer au football (elle a pas bien compris les règles, ça c'est sûr !). Elle n'a pas arrêté de parler, Naofel lui a même dit "arrête de parler !". Elle s'est sentie plus proche de lui que de Malih, même si ce dernier a le même âge qu'elle, et même si Naofel m'a confié qu'il l'a trouve moche. Malih a été circoncis il n'y a pas longtemps et il a tenu à me montrer son beau pénis !
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Pour la sélection shopping du jour, je me suis inspirée de la journée internationale des sage-femmes, le 5 mai dernier.  Voici une sélection de poupées qui accouchent.

- Mamamor : certaines peuvent accoucher à la fois par voie basse et par césarienne. Elles allaitent aussi leurs bébés (système de pression). Des petits accessoires sont disponibles : couches, pinces à cheveux ou bandeau, lunettes, sac à langer, porte-bébé. Voir un diaporama de l'"accouchement" ici et la boutique ici. On peut demander à avoir des jumeaux, à personnaliser la poupée ( couleur de la peau, des yeux, des cheveux, type de vêtements). Import du Brésil
- Tessa: brune ou blonde, moins personnalisée, moins détaillée, donc moins chère, mais le principe est le même : accouche par voie basse et allaite. Import de Finlande.
- poupée, bébé et placenta tricotés et ici le patron
- poupée mannequin enceinte (césarienne uniquement, et encore l'effet n'est pas très réaliste - mais l'avantage est de se rendre compte de la position du bébé et de l'espace qu'il prend). Le ventre peut prendre deux tailles différentes.

Et pour finir, un extrait d'un livre que j'ai lu il y a quelques années, commenté sur le blog "en terre d'enfance" :
Dans un recueil de témoignages rassemblés dans un ouvrage intitulé "Intimes naissances", Michel Odent définit ainsi la naissance physiologique: "Ce qui est physiologique, c'est une référence dont on essaie de ne pas trop dévier: c'est ce qui est universel. Ce qui est physiologique, on en parle de la même façon n'importe où. La référence physiologique est facile à définir. Tout le reste est plus ou moins déviation, adaptation au cas particulier". Pour Michel Odent il est donc souhaitable d'approcher la norme physiologique pour accompagner au mieux les naissances. Dans ce même livre, une sage-femme nommée Maïtie précise ce qu'il faut entendre par "physiologique". "Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas seulement l'absence de pathologie...C'est comme si l'on disait que marcher c'est quand on ne tombe pas! » 

samedi 7 mai 2011

Idées sur le thème du toucher

Dans mon article "une journée ordinaire", je racontai l'expérience d'Isao avec les livres texturés :

"J'ai réussi à l'intéresser en lui présentant des livres à toucher, notamment Mon premier imagier à toucher, et une version à toucher du Petit chaperon rouge. Du coup, j'ai cherché un peu et je me suis aperçue que l'éditeur Milan propose des livres vraiment chouettes à toucher : Mon grand imagier à toucher, toute une collection "contes et comptines à toucher" avec notamment Boucle d'or, la petite poule rousse, le grand cerf ... et encore la collection "docus toucher" avec des titres sur les animaux familiers, les animaux de la ferme, d'autres animaux plus exotiques, mais aussi les transports ou le chantier. Et un dont le héros est Shaun le mouton, parce que j'aime bien."

Cela m'a donné envie de compléter mes recherches sur le toucher. Cependant, je me suis concentrée sur les textures, je n'aborderi pas ici les expériences sensorielles avec des balles, des comprimables, des patouilles, ni le sens stéréognistique, ni l'easpect scientifique de ce sens, ni la main, ni la peau. Chaque chose en son temps !

Autres albums pour les plus petits (moins de 3 ans) - certains seront difficiles  trouver (merci le site materalbum !)
- Guili-guili - Emile Jadoul - Casterman (aoû 2010)
Un livre matière sur le thème des chatouilles, avec des animaux qui se dévoilent à la fois sous les rabats et comme objets à toucher, pour enrichir l'expérience tactile des tout-petits 

- Attrape-moi... si tu peux ! - Brigitte Weninger - Yusuke Yonezu (illus.) - Minedition (mar 2009) coll.Un livre à caresser
Nora a les yeux bandés et s'amuse à deviner qui veut jouer avec elle, quels sont ces animaux, etc. Un livre avec du tissu incorporé pour développer le sens du toucher. 

- Touche !- Tarô Gomi - Grandir (oct 2008) réédition de 1996
Percé de part en part de trois trous, cet album propose un jeu qui est aussi une étape vers l'abstraction puisqu'il fait appel à des expériences de l'enfant : la douceur, la fragilité, la rudesse de certaines manipulations. 

- Les matières et les motifs : des livres avec des éléments en relief pour apprendre les premières notions des matières par le toucher.
- Petit Ours Brun touche à tout - Marie Aubinais - Danièle Bour (illus.) - Bayard Jeunesse (sep 2006)
Livre à toucher pour développer le sens tactile des tout-petits, imitant une veste en laine polaire, une peau d'orange, un paillasson, un pneu, un coussin, la fourrure du chat, un ruban en tissu.

C'est doux ! - Fabienne Raick - Amiko Yagi - Hatier (mai 2004) coll.Petites Mirettes
Livre d'images, tout en photos sur les émotions et les sensations des tout-petits. Traite du toucher.

- C'est doux - Fani Marceau - Nina Kanô - Albin Michel-Jeunesse (sep 2004) coll.Les p'ti Lulu
Une nouvelle collection d'albums pour les tout-petits consacrée à la découverte progressive de toutes les sensations de la vie. Les aquarelles mettent en scène un petit garçon, Lulu, dans des situations quotidiennes.

- Si je touche - Lucia Scuderi - la Compagnie créative (mar 2004) coll. Les traces
Un livre s'adressant aux tout-petits pour apprendre les mots liés au toucher et leur signification.

- Pipo touche- Cécile Bertrand - Sorbier (fév 2001) coll. Découvre le monde
Pipo découvre diverses sensations : le froid au contact de la neige, la confiture qui colle aux doigts, la douceur de la peau de sa maman, etc. 

- un livre en bois à toucher sur le thème des animaux de la ferme
A partir de 2 ans
- Couleurs à sensation- Isabelle Gil - Rouergue (nov 2010) coll.Yapasphoto
12 couleurs en 24 matières : ce nouveau titre de la collection Yapasphoto, sans texte, offre aux tout-petits une infinité de possibilités sensorielles, à travers l’exploration des couleurs et des matières de l’univers qui les entoure.

- Je me souviens que Mayumi aimait bien aussi cet album avec une ligne rugueuse à suivre au fil des pages : Où est la poudre magique ?

A partir de 3 ans :  
- De quelle couleur est le vent ? - Anne Herbauts - Casterman (fév 2011)
De quelle couleur est le vent ? est la question qu'a un jour posée un enfant aveugle à un grand... le petit géant s'en va poser la question à tous ceux qui croiseront son chemin... Avec des effets tactiles et un texte en braille.

- Doux comme ? - Pascale Estellon - Vengeur masqué (jan 2010) coll.Devinette et gommettes
Cette collection propose aux enfants de résoudre une énigme avec des gommettes repositionnables. Ils découvrent des informations sur le comportement d'un animal. Des indices classés par ordre de difficulté le guident jusqu'à la réponse donnée en fin d'ouvrage

- Colin-maillard chez Balthazar. : Le livre du toucher - Marie-Hélène Place - Caroline Fontaine-Riquier - Hatier (oct 2002) coll. Aide-moi à faire seul
Aujourd'hui c'est carnaval, Balthazar a invité tous ses amis la fée en robe de soie, la sorcière et son tablier de toile, le fantôme en voile de coton, le yéti... Sauras-tu reconnaître chacun en fermant les yeux ? Un livre à lire avec les doigts, pour sensibiliser l'enfant à percevoir les plus petites variantes du toucher de différentes matières et à mettre des mots sur ses sensations tactiles. Aide-moi à faire seul, une collection de livres d'apprentissage interactif qui intègrent la pédagogie de Maria Montessori en appliquant l'un de ses principes fondamentaux : permettre à l'enfant de "faire pour comprendre" et ainsi "l'aider à faire seul".





Pour lesplus grands (6ans) : Les 5 sens au Musée - Caroline Desnoëttes - Réunion des musées nationaux (mar 2003)
Découverte des cinq sens à travers l'art où chaque sens est introduit par une sculpture et par trois verbes : caresser, chatouiller, effleurer par exemple.

Voir aussi tous les albums de l'éditeur "les doigts qui rêvent", des albums pour les enfants aveugles

Pour les instructeurs :
- L'atelier du toucher - Marie-José Pillet - Dessain et Tolra (déc 2006) coll. Pedart
Des objets tactiles à réaliser par les enfants. Le but de l'ouvrage est d'éveiller le sens du toucher chez l'enfant par le biais de jeux tactiles où l'enfant apprend à reconnaître et à nommer les différentes sensations tactiles, les visites au musée dont l'objectif est de donner le goût des oeuvres d'art et de stimuler la créativité, les créations originales (boîtes, fauteuils, livres tactiles etc...).

- Découvrir par le toucher avec les 2-3 ans- Marie-Noëlle Biguet - Nathan Pédagogie (1997) coll.Une année de
Pour favoriser l'affinement du toucher, on trouvera dans ce livret du matériel et des situations riches et variées qui vont permettre, de développer les sensations tactiles des enfants.

- Mur tactile avec les 2-6 ans - Edith Balmier - Nathan ( 1994) coll. Une année de
Ces activités concernent les diverses sections. Elles permettent de réaliser des panneaux différents qui peuvent constituer un ensemble perceptif et décoratif de qualité.

- Fabriquer un loto tactile PS-MS- Marie Goëtz-Georges - Retz (mar 2006) coll. Un projet pour apprendre
L'ouvrage propose à l'enseignant une série de pistes de travail adaptables en fonction du profil des élèves, de la vie de la classe et de la période de l'année. De brefs éclairages théoriques soutiennent l'action pédagogique au quotidien et permettent à l'enseignant de mettre en oeuvre des séquences pédagogiques sur le thème du loto

.--> le jeu du tactilo-loto est également vendu tout prêt. - le n° de la revue "la classe maternelle" dont le dossier aborde le thème du toucher- dans cet article : comment réaliser un livre à toucher

Activités Montessori : (dans l'ordre) - domino tactile / domino des matériaux
- les tablettes rugueuses : des tablettes de bois rectangulaires divisées en deux rectangles égaux (lisse / papier de verre) / puis des tablettes où alternent bandes de papier lisse et bandes de papier de verre / puis des tablettes avec des papiers de verre et émeri de plus en plus fins en gradation
Des tablettes sont en vente ici et, et voici un tutoriel pour les réaliser soi-même. Plus simplement, on peut proposer des papiers à poncer de différents types.
- les tablettes de texture : sur le modèles des tablettes rugueuses, introduire des papiers lisses uniformes de différents types.
- le matériel mobile du toucher : des collections de papier lisses, des gradations de papier émeri, sur des tablettes indépendantes ("mobiles" - sans exercice d'association). Voir ce jeu de reconnaissance tactile.
- reconnaître / appariller les tissus au toucher : velours, soie, satin, molleton, jersey, fourrure, dentelle, laine, coton lisse et plumetis, toile épaisse, feutre, éponge, nid d'abeille, lin, voile .... Les tissus sont tous exactement de la même couleur. Voir ici un exemple de boîte commercialisée

 Introduction de ces activités pour les enfants d'âge préscolaire

- mettre l'enfant dans une piscine gonflable emplie de morceaux de tous types de papier.
- un bac plein de coupons de tissus aux textures différentes (voir liste ci-dessus) cousus comme des gants de toilette / carres tactiles hoptoys
- un bac avec des coupons de tissus tous de la même couleur
- des tablettes de textures
- jolis coussins en tissu texturés et décorés, emplis de riz, pâtes, semoule, sable, noyaux, cailloux, coquilles de noix, grosses perles, lentilles, coquillages, boutons, noisettes, papier bulle, coton, bouchons de liège, bobines … (voir ici)
- sacs à mystères thématiques : métal, bois, verre, tissu et cuir, ...
- puzzle en mousse avec des pièces de différentes textures
- activité de tri : dur et mou

Jeux à partir de 3 ans
- tactilo loto
- tour à sensation (cône avec anneaux en différents matériaux)
- carrés tactiles : Plein de jeux sont possibles avec ce matériel. On peut par exemple mettre sur la table la moitié des carrés tactiles et cacher l'autre moitié dans le sac. Chaque enfant à son tour choisit un carré sur la table et recherche dans le sac, sans regarder, le carré identique. C'est l'occasion pour les enfants d'enrichir leur vocabulaire en décrivant les matières, de faire des recherches sur ces matières dans leur environnement, d'essayer d'en créer à leur tour, etc. Pour les plus jeunes on peut démarrer les jeux sans rien cacher, puis en utilisant seulement les carrés très différents. - puzzle tactilo ferme


Parcours tactile (pour tous)
Créer  un parcours sur lequel marcher, en recouvrant des planches de différentes textures comme ici, et / ou en disposant en parcours des objets de différentes matières sur lesquels l'enfant puisse aisément marcher. On peut aussi utiliser des dalles sensorielles (les créer ou les acheter toutes prêtes chez hoptoys).

Texte inspirant : l'éducation à l'envers

Je reproduis en violet un article écrit en 2006 par Cherryplum en 2006 sur le blog aujourd'hui inactif "bio-blog : chroniques de deux consommatrices repenties". En gras les passages qui m'avaient marqué.

"Les questions d’éducation sont pour moi parmi les plus compliquées. Sûrement parce qu’elles rencontrent trop de résonances en moi. La question du droit de l’enfant à être entendu dans ce qu’il a de plus précieux et de plus pur, à être considéré comme un petit d’homme et non comme une pâte à modeler que l’on travaille selon ses propres objectifs d’adulte, à être respecté dans ses choix et dans la connaissance de ses besoins essentiels, cette question, donc, est une des plus difficiles qu’il m’ait jamais été posée. 
Je suis toujours partagée entre la volonté d’éduquer mes enfants dans le respect de leurs libertés, l’écoute réelle de leurs besoins, la nécessité de les protéger de ce que je crois être des dangers ou des souffrances pour eux et l’envie d’être à l’écoute de mes propres besoins, la nécessité de me protéger de vrais dangers ou souffrances psychiques. 
La fin des vacances se passe particulièrement mal avec mes deux enfants de 6 et 3 ans. Ils s’ennuient, ils tournent en rond, font des concours de bêtises, se bagarrent, pleurnichent, quémandent, me sollicitent toutes les deux minutes pour un jeu de société-un tour en vélo-faire un gâteau-faire du bricolage-des bisous-chanter –raconter une histoire-réparer le verre tombé par terre… bref, ils m’usent ! Ou plutôt : leurs demandes m’usent. Nos intérêts sont en ce moment très divergents : j’ai envie et besoin de finir des travaux entamés dans la maison, j’ai une dissertation à rendre au CNED début septembre, je prépare toutes mes conserves et mes confitures pour être tranquille cet hiver, je prépare la rentrée de l’association de parents d’élèves de l’école et je donne quelques cours pour pouvoir gagner un peu d’argent. Sans compter le quotidien qui ne m’oublie jamais : repassage, ménage, nettoyage, et tous les mots en –age. 
Bref : je n’ai pas envie de prendre le temps pour leurs besoins, je n’ai envie de m’occuper que des miens (ou presque) mais je me couche chaque soir en culpabilisant de ne pas être plus présente pour eux en ce moment. Parallèlement, j’ai l’impression de les avoir « sur le dos » en permanence et de ne même pas être complètement à la réalisation de mes besoins. Conclusion : tout le monde est perdant ! 
Ce soir, ‘j’observais notre chatte qui a eu, il y a deux mois, 4 chatons. Depuis environ 15 jours, elle leur grogne dessus dès qu’ils s’approchent de ses tétines, elle leur file des coups de pattes… elle les sèvre. Lorsqu’elle a accouché, je voulais faire un article sur la façon dont elle s’occupait de ses petits, pour montrer le parallèle entre les animaux et les hommes, montrer notamment comment cette chatte restait à disposition de ses bébés en permanence, alors que tant de jeunes mamans se veulent déjà sur le pied de guerre du travail et de la séduction 2 mois après leur accouchement… 
Aujourd’hui, j’observe cette chatte qui a été instinctivement si disponible et si maternante avec ses chatons, les rabrouer, les délaisser, les pousser à grandir. Et il me vient alors la réflexion suivante : n’éduquons-nous pas nos enfants à l’envers ? 
Lorsqu’ils sont nourrissons (en médecine, le terme « nourrisson » est utilisé pour des enfants jusqu’à 3 ans) nous exigeons finalement d’eux une grande autonomie : 
- dormir dans un lit à barreaux dès la sortie du ventre et le plus souvent dans une chambre isolée des parents (alors que 24 heures encore, le bébé était en corps à corps permanent avec sa mère) 
- être nourris au biberon ou au sein, mais à heures fixes, comme s’ils devaient comprendre, dès 1 mois, que la vie est faite de contraintes et d’horaires 

- être « propres » à un âge respectable (de préférence 18 mois pour que les leçons sur « comment mettre au pot » cessent enfin dans l’entourage)
- être placés en nounou à l'âge de deux mois... 
- marcher rapidement et de façon artificielle grâce à tous les engins que les commerciaux de la puériculture nous inventent 
- être promenés dans des landaus ou poussettes mais jamais sur les parents 
- dormir et manger à heures régulières. Faire caca tous les jours, mais une seule fois de préférence. 
- savoir manger rapidement à la cuillère. Et de tout s’il vous plaît… 
Nous pourrions trouver encore une batterie d’exemples qui montrent comment, nous demandons très tôt à nos enfants d’être autonomes. Alors que, bizarrement, plus ils grandissent et plus on les protège, donc plus on les infantilise. C’est ainsi qu’ à un âge raisonnable, beaucoup d’enfants ne « savent » pas encore s’habiller tout seul, ou s’essuyer aux toilettes parce qu’on ne les a pas laissé faire lorsqu’ils nous le demandaient, considérant qu’ils étaient trop petits. 
De même, on peut râler sur nos ados qui ne mettent pas la table mais on oublie qu’on n’a jamais fait confiance à nos petits de 2 ans qui voulaient toujours aider, pour emmener leur assiette et leur verre. 
On ne leur fait pas confiance pour faire leurs devoirs, pour choisir leurs activités sportives ni même parfois leurs livres à la bibliothèque. On leur dit que manger et en quelle quantité, comment s’habiller, que faire dans une situation où ils ne nous demandent pas toujours notre avis, quelles couleurs utiliser pour faire un beau dessin… On les empêche de grimper aux arbres parce que c’est dangereux, de sauter dans les flaques parce qu’ils seront trempés, de donner leurs jouets parce qu’ils seront tristes après, de refuser d’embrasser mamie parce que ça ne se fait pas, etc, etc… 
En pensant à leur place parce qu’on ne leur fait pas confiance sur leur apprentissage des codes en société, en agissant à leur place parce que ça va plus vite, en ne les laissant pas faire leurs propres expériences pour leur éviter de souffrir ou de se tromper, on les ampute de la chose la plus importante qui soit pour un être humain : la confiance qu’il a en lui-même. 
Ce sont donc des nourrissons privés des soins les plus élémentaires (portage, sein, cododo) puis ces enfants empêchés de grandir qui deviendront des adultes épanouis ? 
Au moment où nous, les mères, nous devrions ne faire que donner pendant les toutes petites années de nos enfants, nous réclamons notre « droit à ne pas être une vache laitière » mais lorsqu’il s’agit de pousser l’oiseau hors du nid (car c’est bien de cela qu’il s’agit) nous le rattrapons par le bout de l’aile, prétextant qu’on ne l’a pas vu grandir et que, de toute façon, il est bien trop petit pour grandir !! 
C’est ainsi que nous fabriquons des générations de Tanguy, qui préfèrent la chaleur du cocon familial à la fraîcheur du monde extérieur. 
Je suis convaincue qu’il reste en nous des traces animales que nous passons la plus grande partie de notre temps à ignorer et à étouffer. Je pense donc, que si la Nature nous a donné des seins, c’est pour allaiter nos enfants, que si nous ne pondons pas des œufs mais que nous fabriquons nos petits dans notre matrice, c’est pour les garder encore sur notre corps lorsqu’ils sont sortis, et ce jusqu’à ce qu’ils soient « finis », c’est à dire, jusqu’à ce que le crâne se referme. Je pense aussi que dès qu’ils sont en âge de faire seul, nous ne devrions pas les en empêcher mais leur foutre la paix. 
Je réfléchissais à tous ces peuples dits « sous-développés », à toutes ces tribus dites « non-civilisées », qui agissent exactement comme notre chatte : en maternant le petit jusqu’à ce qu’il soit en âge (souvent 3 ans : le sevrage) puis en le poussant à grandir par des rites d’initiation ou par le travail avec les hommes. Cela ne vous surprend jamais de voir qu’à l’autre bout de la Terre, un enfant de 4 ou 5 ans pêche, chasse, dépiaute un gibier, fabrique un arc et sait l’utiliser, porte son petit frère sur son dos et de l’eau sur sa tête… ? Nos petits occidentaux en sont bien loin, pas parce qu’ils sont plus stupides, mais parce qu’ils sont empêchés… 
Les mères sont très dévouées à leurs enfants pendant leurs petites années mais après, les enfants vivent avec le reste du village : ils participent aux fêtes, aux repas, aux chants, aux activités du camp mais il ne viendrait à l’idée de personne de s’occuper exclusivement d’eux ! Il n’y a pas de centre aéré ou de ludothèque en Nouvelle Guinée !! 
Et pour cause : une fois que les enfants savent marcher, manger seuls et se laver, ils sont intégrés comme des membres à part entière ! 
Voilà pourquoi, j’ai besoin, au bout de 6 ans, que mes enfants me fichent la paix et s’occupent tout seuls ! J’ai envie qu’ils participent aux activités de ma tribu mais sans que la lumière soit tournée plus sur eux que sur les autres occupants de la maison ! 
Je trouve notre conception de l’éducation bien alambiquée finalement. Nous avons des psys, des pédiatres, des spécialistes de la petite enfance, des éducateurs, des animateurs, des enseignants… et pourtant nous n’arrivons pas à une réflexion simple sur la façon d’élever nos enfants. Dès qu’un enfant naît dans une famille, c’est mille et une questions qui naissent avec lui… pourtant il suffirait de laisser faire la Nature. 

Je crois qu’en ce moment, je n’ai plus « besoin » de mes enfants parce que ce sont eux qui n’ont plus « besoin » de moi.
Il n'y a aucun jugement de ma part dans cet article, je sais que chacun fait en fonction de ses nécessités, de ses convictions et de certains impératifs que l'on ne maîtrise pas toujours. Je ne juge pas les mamans qui donnent le biberon, qui doivent travailler et laisser leur enfant chez la nounou au bout du congé légal ou qui ont d'autres idées que les miennes sur l'éducation. Je m'interroge simplement sur la façon dont fonctionne notre société avec ce que je peux d'objectivité." 

Ya des jours comme ça ...

Ya des jours comme ça, la fatigue nerveuse voudrait me clouer sur place, MAIS (oh ! qu'il est beau ce mais !), mon mari a repéré un reportage sur les mariages un peu hors du commun, et lui qui a la zapette facile, il n'a pas changé de chaîne, et on a regardé ensemble, on a approuvé, on a critiqué (qui n'a jamais critiqué un mariage ?), et surtout on s'est souvenu ... d'un beau jour de février 1998 (le 14 !), un beau jour qui allait changer nos vies, et qui est devenu quelque chose comme "le plus beau jour de notre vie" car c'est de ce jour qu'a découlé tout le reste, le jour de notre rencontre.

Ya des jours comme ça ... je suis heureuse ! Je veux que ça dure ! Je refuse le marasme ! Je vais de l'avant ! ça nous fait réfléchir à ce que l'on veut transmettre, car avec deux beaux enfants comme les nôtres, la question de la transmission, elle se pose tous les jours.

 Trêve d'envolées lyriques, voici un petit résumé de la journée :

Elle a bien mal commencé cette journée : Isao a eude la fièvre cette nuit, et il était encore tout patraque. Pas facile de se sentir impuissant ... surtout que le Prince avait lui aussi entamé sa maladie par une forte fièvre ... mais cette réaction de son organisme a été très efficace puisqu'il était ensuite certes fatigué mais en pleine forme physique. Il a eu mal au ventre aussi car cela faisait deux matins qu'il n'avait pas éclaboussé son pot (lyrique encore ...), et tout cela additionné, il a beaucoup dormi aujourd'hui, ce qui n'est pas dans son habitude.
Une fois Mimi levée, nous avons tous les trois dansé sur des airs de salsa, puis sommes partis rejoindre le Prince pour le repas. Pendant la sieste d'Isao, Mayumi et moi avons lu de nouveau un gros livre sans qu'elle ne se lasse : Cars. Nous avons appris que Lilar est la grande soeur de Poupée ! Mimi les sert toutes les deux contre elles en les appelant ses "deux enfants chéris". Poupée attrape des trucs entre ses mains et les jette, Poupée se roule dans la terre, s'approche trop des rosiers, met des pâquerettes dans sa bouche ... Mayumi nous explique que la grande Lilar avait des cheveux courts quand elle était petite, et qu'ils ont poussé, elle les lui attache. Elle compare leurs yeux : noirs pour les deux, avec "un ptit peu de blanc" pour ceux de Poupée. Elle les installe dans l'herbe et se sent obligée de rester à côté ...
L'après-midi, nous avons été à Grandvillers pour tout un tas de trucs, mais en particulier pour aller chercher des cadeaux pour Noa et Romane, à l'anniversaire desquels elle est bientôt invitée. Mayumi m'a étonnée : elle a bien compris les enjeux. nous sommes aussi revenus avec un petit hérisson schleich pour la collection d'Isao. Dans cette boutique, si l'on paie par carte bleue, le monsieur dégaine une anachronique machine mécanique et non électronique, je n'ai jamais vu cela ailleurs ! Nous avons aussi été  la jardinerie chercher des graines pour notre parterre, ainsi que des géraniums choisis par Mimi et donc ... roses ! Au retour, Isao s'est enfin soulagé ... par terre ! Ouf, il était temps !
Le soir, Mayumi s'est éclaté avec son ballon chevelu : tirer sur les ficelles, se coucher dessus ...

Une petite phrase de Mimi comme un cheveu sur la soupe : "moi j'aime pas les asticots au petit déjeuner". après explication, elle parlait de Rox et Rouky. Nous avons aussi tenté un point de vocabulaire car en ce moment elle emploie le mot "crevé" à tort et à travers : "j'ai crevé dans les arbres".

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Et la petite sélection shopping du jour :

- la boîte à "j'aime ma famille" : Parce que l'on ne choisit pas sa famille… Voici le coffret qui vous aidera à rire plutôt qu'à en pleurer ! Il contient une série de brèves histoires de famille tantôt grinçantes, tantôt émouvantes, mais toutes authentiques, qui permettent de rire avec – ou de – sa famille ! 150 cartes proposant 300 histoires de familles divisées en 6 catégories (« Naissance », « Fratrie », « Enfance », « Parents », « Mariages » et « Grands-parents »). Un livret présentant une introduction générale et le grand test pour calculer le coefficient de branches pourries de son arbre généalogique.

- des CD de salsa pour les enfants / et de belles jupes qui tournent pour danser, qui plairaient à coup sûr à ma princesse

Pour finir, je guettais depuis un moment la parution du dernier "vivre en somme" qui devait aborder la fête de la nature. Il est arrivé ! Le texte d'introduction m'a particulièrement touchée : " mettre un nom sur une espèce d'orchidée, écouter le cri strident du martin-pêcheur, découvrir des larves d'insectes au fond de son épuisette", voilà le genre de petits bonheurs que j'ai envie de faire vivre à mes enfants !

vendredi 6 mai 2011

Tango no seku

Instants choisis :
- Mayumi fait rigoler son frère qui est sous la table : il tient debout sous la table !
- Mayumi s'est isolée à l'étage pour jouer tranquillement avec ses Barbie, elle m'appelle car apparemment il FAUT que je vois : le bébé Barbie est coincé dans une poubelle ! ???? C'est la danseuse balinaise qui l'a mis là parce qu'elle croyait que c'était de la pollution. Ah ...
- Toujours avec les Barbie, Mayumi tient une longue bande de tissu sur la tête d'une BArbie, et l'arrange pour que ça traîne bien derrière. Yaurait pas eu un mariage princier ya pas longtemps ?
- Mayumi et moi sommes assises toutes les deux dans le (petit) canapé. Le Prince est au bureau puis se lève. Aussitôt elle lui suggère de retourner à l'ordinateur (dans le but de pas se faire piquer sa place)

aujourd'hui 
Nous avons été faire les courses avec les enfants. Isao veut bien rester dans le chariot à condition d'être dans le sens de la marche ET d'avoir un truc intéressant dans les mains (emballage de jambon ...). ça devient donc assez technique mais on s'en sort ... De toute manière j'avais oublié le porte-bébé. Il vient régulièrement à bras, ça ne ma gêne pas, et c'est la garantie qu'il se tienne à peu prs tranquille à la caisse. Mayumi s'émancipe ! Elle va chercher elle-même un petit chariot, le ramène toute seule aussi, est parfois dans un rayon différent du mien ... (c'est un petit supermarché, et on y va à des heures où ça n'est pas bondé). Je continue d'avancer dans les rayons (très lentement) et elle me dit qu'elle va choisir des habits pour Lilar (sa poupée du jour qui est venue avec nous). J'entends des bruits de porte-manteaux, j'ai confiance en elle, je sais qu'elle va ramasser si elle fait tomber). Elle me retrouve et me dit qu'il n'y avait pas sa taille (en même temps elle regardait des maillots adulte ...).

Le Prince va mieux mais est toujours patraque (les médicaments l'assomment). Il n'avait même pas la force de faire les tâches un peu physiques au magasin ! Alors après les courses, on a été lui donner un coup de main. Bon, avec le manque d'habitude et les enfants à gérer, on a sans doute mis 3 fois plus de temps qu'il ne l'aurait fait,  mais au moins, c'est fait ! J'ai vidé les cartons que j'avais été chercher hier chez igol, rangé et étiqueté le contenu, j'ai préparé des colis, j'ai fait la vaisselle et ... c'est tout, mais ça a bien pris deux heures. En plus j'avais oublié le sac de couches, alors je devais régulièrement proposer à Isao de faire pipi : il n'y a pas eu d'incident. Mayumi aussi a aidé : elle coupait le scotch avec les ciseaux quand j'emballais, et sur sa lancée elle a consciencieusement découpé des morceaux de film d'emballage et de papier à bulles, elle a aussi passé un long moment avec un mètre à enrouleur. Isao a ordonné à sa façon les boîtes de roulements, et les catalogues.

Mayumi étai très "noëllique" cet après-midi : elle a entrepris de raccrocher les boules du petit sapin au magasin, en chantant à plein poumons des chants de noël. Bon les connaît pas, mais au vu des paroles, c'est sûr, c'est des chants de noël. Et ensuite, au moment de choisir un dessin animé, elle a opté pour "casse-noisette". Outre les nombreuses interprétations de ce ballet, j'ai découvert que l'histoire existait en version Barbie et même Tom et Jerry ! Voir aussi ce beau livre pop-up avec cd.

ça m'a rappelé cette chanson adorée du Prince. C'était un très vieux souvenir d'enfance, il pensait avoir entendu "c'est noël". Il l'a cherchée plus de 15 ans, et il l'a retrouvée ! Son émotion alors était touchante. En fait le titre est "sail away".


Elle a aussi écrit une carte pour l'anniversaire de Romane.

Ce soir, nous avons commencé toutes les deux le premier des canevas qu'elle a reçu pour Pacques : un canard. On a fait tout le rouge. En attendant que je sois disponible, elle passait les fils un peu au pif dans l'autre cadre (elle avait déjà eu un jeu de pseudo-couture donc connaissait le geste).

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Aujourd'hui 5 mai (5-5), c'était la fête des garçons au Japon. J'ai copié sur le blog "fan de furoshiki" cette explication :

"Le Jour des enfants (le 5 mai, fête annuelle) est traditionnellement appelé "Tango no Sekku". Cette journée est réservée pour souhaiter aux jeunes garçons une croissance saine et la réussite dans leur future carrière. Les décorations traditionnelles consistent en banderoles de tissu, en forme de carpes, signe de vitalité , sont attachées à des mâts "koi-nobori", des poupées samouraï "musha-ningyo" et des armures "yoroi-kabuto", tandis que les mets raffinés pour célébrer l'occasion se composent de boules de pâte de riz enroulées dans des feuilles de bambou "chimaki" et de petits gâteaux de riz enveloppés dans des feuilles de chêne "kashiwa-mochi"."

J'ai trouvé des sites français où se procurer les fameuses carpes volantes : http://www.trait.fr/boutique/detail.php?article=332&cat=143  / http://www.mes-habits-cheris.com/objets-deco-1570-1.html

 et des modèles à imprimer pour faire des carpes en origami :  http://cestpasmoiquilaifait.hautetfort.com/archive/2010/03/31/koi-nobori.html  et en grandeur réelle : http://www.thetoymaker.com/AroundtheWorld/Japan/TMKoiKites.html 

cette belle décoration : http://stores.rinkya.com/en/buy/japan/Koinobori-Mini-set/ et plein de bricolages en papier pour cette occasion

J'ai traduit quelques explications de ce site : Apparemment, la fête a changé de nom pour devenir Hatsu zekku, la fête des enfants, mais malgré cela, elle reste fortement centrée sur les garçons.

"Comme dans chaque foyer japonais où il y a un fils, nous avons exposé le Musha Ningyo (poupée "guerrier"), plus connue sous le nom de Gogatsu Ningyo (poupées de Mai). Un kit traditionnel put être ridiculement cher puisqu'il inclut une splendide armure de samouraï et d'autres ornements guerriers tout aussi réussis (par exemple épée, lance, arc et flèches, bannières ...). Cependant de nos jours, la plupart des familles se servent de Musha Ningyu simples et contemporains pour exprimer leur espoir que leurs fils acquièrent la santé et le bonheur, ainsi que les vertus prêtées aux samouraï telles que le courage et la force.

   
Ce kit s'inspire de héros de fictions chers aux petits garçons.

 
Un kit traditionnel presque complet (manquent l'arc, les flèches, et une paire d'iris) 

Un autre symbole essentiel de cette fête est le cerf-volant en forme de carpe (koinobori), qui est généralement placé du côté le plus venteux de la maison. C'est une reproduction des carpes nageant  contre courant. En hissant ces cerf-volants, les parents espèrent pour leurs fils l'endurance, la force, la détermination et l'"avancement" dans la vie (= le fait d'être un grade au dessus de leurs parents).


La grosse carpe noire pour le papa, la moyenne rouge pour la maman et la petite bleue pour le bébé.

D'habitude, Bébé prend son bain dans sa petite baignoire. Cependant, pour la fête des garçons, il a pris le traditionnel Shobu yu (bain d'iris) dans la baignoire normale avec son papa. Le Shoby (iris du Japon) est la plante symbolique de la fête des garçons, c'est pourquoi la fête est aussi connue sous le nom de Shobu no sekku (fête des iris). L'iris du Japon est fortement lié à la fête des garçons du fait de ses feuilles longues et fines en forme d'épées, et aussi parce que le mot "shobu" qui désigne l'iris, est homonyme de "combat". Les parents espèrent pour leurs fils la victoire dans tous types de compétition, ou de "tirer leçon de ses échecs" (je crois)."
Il suffit de mettre des feuilles dans l'eau chaude du bain. Il existe aussi une huile de bain toute prête.

Une autre coutume est de concocter un sake aromatisé au rhizome de "sweet flags" (acorus gramineus), une plante quasiment identique à l'iris "iris japonica" mais sans fleur. Nettoyer une racine de 75grammes environ, détailler le rhizome en tronçons de 2mm d'épaisseur. Recouvrir de 2 litres de sake et laisser mariner 30 minutes seulement.

Un plat traditionnel pour cette fête des gâteaux de riz enveloppés de feuilles de chêne (l'arbre, pas la salade), parce que les feuilles de cet arbre ne tombent que quand les nouveaux bourgeons sont déjà là, ce qui est une métaphore pour dire que la lignée d'une famille ne doit pas être rompue, de ne pas mourir avant d'avoir des enfants.

  Du coup, ça m'a rappelé un vieux (1976) livre lu quand j'étais en primaire : la carpe de noël de Jan Prochazka. "Il neige sur Prague, la ville aux cent tours. Les clients se pressent devant l'étal du poissonnier. C'est la veille de Noël et, ce soir, selon la coutume, une carpe succulente doit trôner sur toutes les tables. Mirko, un petit garçon, a choisi la plus grosse. Mais, dès que son père l'a achetée, il demande avec angoisse : "On ne va pas la tuer, hein, papa? On ne va pas la manger? " Sauver le poisson qui frétille encore dans le filet à provisions, voilà la folle idée de Mirko. Une idée qui l'entraînera dans une étrange aventure, par cette nuit glacée de décembre..."
J'aimais bien sa couverture déjà rétro à mon époque :
carpe.jpg

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Enfin, j'ai trouvé ces deux kits pour rejouer le mariage princier : des personnages dans une calèche avec des gardes royaux anglais et des personnages tricotés pour refaire la scène du baiser.

Et parce que je viens de m'apercevoir que la journée pour la liberté de la presse était passée (le 3 mai). Les campagnes d'affichage de Reporters sans frontière m'impressionnent au sens négatif, et je ne connais pas de photogrphe célèbre (à part Yann Arthus-Bertrand), alors je n'imagine pas mettre entre les mains des enfants des images sans les avoir vues avant, mais celui-ci pourrait convenir : http://www.amazon.fr/photos-nature-pour-libert%C3%A9-presse/dp/2915536813/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1304620973&sr=8-1

jeudi 5 mai 2011

Une journée ordinaire

N'ayant pas beaucoup été à la maison aujourd'hui, il fallait s'y attendre, j'ai eu des messages sur mon répondeur. Cathy me souhaitait en particulier de passer une "journée moins ordinaire qu'à l'habitude". Outre le fait que c'était très gentil à elle, il faut bien avouer que je souhaitais tout le contraire !

Isao 
Isao commence à esquisser quelques pas en poussant une petite chaise ou en poussant son portique. On lui a montré une fois il y a quelques jours, et maintenant il le fait seul. Il passe aussi aisément d'une chaise à l'autre. Il a très bien mangé ce midi ! Un menu tout orange : une demi-mangue, un petit bol de soupe tomates-courgettes (à la cuillère !) et de la mimolette. C'est amusant car il était aussi habillé en orange ! Il a découvert qu'il pouvait accéder à l'étagère du bas du meuble vitré, et tant mieux car elle lui était réservée !
On est passé à la section jeunesse de la bibliothèque d'Amiens. Isao a plus profité que Mayumi : il a été à la rencontre des autres enfants, a déballé tous les bacs ... J'ai réussi à l'intéresser en lui présentant des livres à toucher, notamment Mon premier imagier à toucher, et une version à toucher du Petit chaperon rouge.

Du coup, j'ai cherché un peu et je me suis aperçue que l'éditeur Milan propose des livres vraiment chouettes à toucher : Mon grand imagier à toucher, toute une collection "contes et comptines à toucher" avec notamment Boucle d'or, la petite poule rousse, le grand cerf... et encore la collection "docus toucher" avec des titres sur les animaux familiers, les animaux de la ferme, d'autres animaux plus exotiques, mais aussi les transports ou le chantier. Et un dont le héros est Shaun le mouton, parce que j'aime bien.

Mayumi
Une logique qui n'est pas toujours la nôtre ...
- Depuis qu'elle est petite, elle me voit jeter les affaires sales qui sont  l'étage dans l'escalier, et même elle m'aide. Comme ça une fois redescendue, il n'y a plus qu'à tout ramasser pour aller au panier de linge. Sauf que quand elle s'occupe de poupée en bas, elle jette aussi les affaires sur l'escalier ...
- Une fois son verre de lait bu, je la vois remettre consciencieusement le verre (sale) dans l'armoire ...
- Pour ne pas réveiller son petit frère, elle déscratche le plus doucement possible (enfin c'est ce qu'elle croit) les lanières de ses chaussures, puis les laisse tomber de tout leur poids sur le sol ...
 "ça sent mauvais dans cette odeur"
Elle pleurniche, apparemment vraiment dépitée, au moment d'aller aux toilettes : "ma jupe est coincée dans ma culotte". En fait, c'est une jupe devant et short derrière, alors elle ne savait pas comment faire.
Je lui ai lu, en entier mais en deux fois, son gros livre de Raiponce (96 pages) : son sourire en disait long sur son ravissement.
En passant devant un fleuriste, elle m'a montré d'elle-même les fleurs qu'elle avait choisi la semaine dernière pour papy Daniel. alors on a bien relu le nom : des cinéraires.
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Ce midi, j'ai fai du jus de pommes pour tout le monde, et j'ai mixé le mien avec des épinards, c'était très bon !
trouvé ce blender en bois pour dînette : http://mycornercafestudio.com/woodsmoothie.html

Nous avons été à l'artothèque. D'habitude, pour le magasin du Prince, j'essaie toujours de prendre un tableau qui ait un rapport avec les machines, le mouvement ... mais quand j'ai vu qu'une estampe de Vasarely était disponible, je n'ai pas pu résister, je savais que ça le ferait rire (rapport  une réplique du film "les trois frères". Pour la maison j'ai choisi, en ce jour malgré tout un peu spécial, une gravure de Pierre Alechinsky qui s'appelle "rides de vie".
 rides de vie

Pour finir, je retranscris ici une page de Raiponce où il est question de son anniversaire :
"Après avoir dansé à perdre haleine, Flynn emmène Raiponce chez le tailleur où, pour la première fois de sa vie, elle essaie une magnifique robe. ils prennent ensuite le thé, avant d'aller feuilleter des dizaines de livres chez le libraire; La jeune fille s'amuse même à dessiner sur le trottoir à la craie ..."
ça a l'air sympa !